L'Âme du poète

"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

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L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais  d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

 En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...


   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)      

  
Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /Juin /2008 01:50
    Dans mon jardin un arbre est tombé.
    Pour moi c'est comme si j'avais perdu un être cher.
    Et cela m'a rappelé ce poème, écrit autrefois lorsque j'essayais de comprendre l'origine de mon sentiment d'insécurité.
    A quoi bon chercher à comprendre ?... Je n'ai plus en tête que la chanson de Brassens :
"Auprès de mon arbre je vivais heureux ;
J'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre".

    Mais là c'est pire : il n'y en a plus !!!

Image tirée du site Ephphata


Donne-moi ta petite main blanche
Où s'enchevêtrent des tiges fleuries de volubilis
Souris de ta petite bouche fine
Qu'égayent des corolles de liserons blancs
Penche ta chevelure précieuse
Entremêlée de glycine follette


Tu n'es qu'une fleur
O petite bien-aimée
Vers laquelle je me penche pour te respirer
De ta robe violette
S'exhale le parfum des gentianes
Et de ton buste blanc
Je ne vois que la forme en lys


Si je souffle vers toi
Pencheras-tu rêveusement sur le côté
Comme au souffle du vent
La fleur de mon jardin
Et si j'attends le soir
Fermeras-tu ta corolle aux rosées de la nuit
Et quand viendra le temps
Tomberas-tu flétrie en poussière à mes pieds


O grâce sois encore
Devant moi gigantesque
Comme le mur de mon jardin
Le paradis c’est tout petit
Sinon où suis-je qui suis-je que devenir
Il n’y a plus de paradis



    Voilà ce qui arrive, quand on oublie ses amis...
Par Martine Maillard - Publié dans : Labyrinthes et flammes - Communauté : L'art et la manière
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Commentaires

C'est toujours triste un arbre qui tombe...
Mon père je me souviens nous avait demandé d'assister à l'abattage des grands arbres sur l'allée principale de notre ville pour que nos mémoires n'oublient jamais les cris des arbres tombant au sol... je devais avoir à peu près sept ou huit ans et je t'assure que j'entends encore leurs cris.... Ce jour là aussi je pris conscience du respect qu'il nous fallait porter à la nature.
J'adore ton poème il y a tant de délicatesse et de sensibilité.
Amicalement
Babou*
Commentaire n°1 posté par Babou* le 29/06/2008 à 18h42
Merci, Babou.
Réponse de Valentine le 01/07/2008 à 10h54

voici la chanson à laquelle j'ai pensé en lisant ton article, non t'es pas toute seule, parfois on se sent mal mais qq part on ne sait pas toujours ou il y a toujours qq un qui pense à toi et ce positivement
big bisous :-)
Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais arrête de pleurer
Comme ça devant tout l’monde
Parce qu'une demi-vieille
Parce qu'une fausse blonde
T'a relaissé tomber
Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais tu sais qu’tu m’fais honte
A sangloter comme ça
Bêtement devant tout l’monde
Parce qu'une trois quarts putain
T'a claqué dans les mains
Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais tu fais honte à voir
Les gens se paient not’ tête
Foutons l’camp de c’trottoir
Viens, Jef, viens, viens, viens !

{Refrain:}
Viens, il me reste trois sous
On va aller s’les boire
Chez la mère Françoise
Viens, Jef, viens
Viens, il me reste trois sous
Et si c'est pas assez
Ben il m’restera l'ardoise
Puis on ira manger
Des moules et puis des frites
Des frites et puis des moules
Et du vin de Moselle
Et si t'es encore triste
On ira voir les filles
Chez la madame Andrée
Paraît qu’y en a d’nouvelles
On r’chantera comme avant
On s’ra bien tous les deux
Comme quand on était jeunes
Comme quand c'était le temps
Que j’avais d’l’argent

Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais arrête tes grimaces
Soulève tes cent kilos
Fais bouger ta carcasse
Je sais qu’t’as le cœur gros
Mais il faut le soulever, Jef
Non Jef t'es pas tout seul
Mais arrête de sangloter
Arrête de te répandre
Arrête de répéter
Qu’t’es bon à t’ outre à l’eau
Qu’t'es bon à te pendre
Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais c'est plus un trottoir
Ça d’vient un cinéma
Où les gens viennent te voir
Viens, Jef, allez viens, viens !

{Refrain:}

Viens, il me reste ma guitare
Je l'allumerai pour toi
Et on s’ra espagnols
Jef, viens, viens
Comme quand on était mômes
Même que j'aimais pas ça
T'imiteras l’rossignol
Jef,
Puis on s’trouvera un banc
On parlera d’l’Amérique
Où c'est qu'on va aller, tu sais
Quand on aura du fric
Jef, viens
Et si t'es encore triste
Ou rien qu’si t’en as l’air
J’te raconterai comment
Tu d’viendras Rockefeller
On s’ra bien tous les deux
On r’chantera comme avant
Comme quand on était beaux
Jef,
Comme quand c'était l’temps
D'avant qu'on soit poivrots

Allez viens Jef, viens
Ouais ! Ouais, Jef, ouais, viens

Commentaire n°2 posté par fab le 01/07/2008 à 08h44
Comme je te comprends... une année nous avons perdu, lors d'une grosse tempête, un énorme pin parasol qui gardait la maison. Il a un peu abîmé le toit au passage mais nous y tenions et le voir découpé a été un crève coeur...
Ton poème est de couleurs bien douces et de sonorités suaves aussi

parler au fleur, cela nous fait pousser un peu d e l'âme, je crois...
Commentaire n°3 posté par Viviane le 02/07/2008 à 08h57
un arbre c'est en effet un être et il peut être substitué à une personne.. le poème est empli de fraîcheur, comme le paradis. N'en doutons pas.
bonne journée
clem
Commentaire n°4 posté par clementine le 02/07/2008 à 09h13
le paradis est au fond de nos coeurs, les souvenirs y ont une place ainsi qu'un brin de nostalgie
Commentaire n°5 posté par isabelle le 04/07/2008 à 10h59
La nature est si belle.
Commentaire n°6 posté par Enriqueta le 15/07/2008 à 11h03

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