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L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais  d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

 En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...


   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)      

  
Vendredi 9 juin 2006 5 09 /06 /Juin /2006 21:46
En route pour le Mali


    Le lendemain matin, à Ferkessédougou, nous découvrîmes le taxi-brousse qui devait nous mener au Mali, via Sikasso (voir carte ici).
    "
Taxi-brousse" ! Quel néologisme pour nous, et que de folklore à découvrir !
    En fait il s'agissait d'une sorte de fourgonnette dont l'arrière était aménagé avec deux banquettes face à face dans la longueur.
    Ce système plus léger qu'un autobus car il correspondait à un trafic de voyageurs beaucoup moins important (un "taxi-brousse" contenait environ huit passagers) servait à desservir les campagnes, avec des horaires réguliers et des arrêts déterminés.

Le taxi-brousse (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

    Hélas, c'est là que mes ennuis commencèrent... La piste avait beau être bonne et le conducteur prudent (rien à voir avec le Sahara, Dieu merci !), je ne supportais pas les cahots de la route et ressentais des pesanteurs, sans doute des contractions déjà. L'avenir devait m'apprendre (à moins que cela ne soit venu de là ?) que j'avais une faiblesse du col, et mes grossesses ultérieures se firent au lit avec un cerclage. Pour celle-ci, à deux mois seulement, je tenais encore le coup, mais de justesse... Pour amortir les chocs, je  passai presque tout le trajet sur les genoux de Robert, sous le regard attendri des autres voyageurs, qui finalement, toujours plus nombreux que prévu, en profitaient pour s'entasser à dix dans l'habitacle prévu pour huit.
    A chaque arrêt, toujours relativement prolongé à notre grand plaisir, j'allais me reposer au pied d'un arbre en étendant mes jambes, tandis que Robert, toujours aussi communicatif, posait mille questions aux autochtones.

Un arrêt du taxi-brousse (id)

    Peu à peu le paysage de plaine parsemée de quelques arbres s'ornait de cases de plus en plus petites et rondes : nous approchions du Mali.






Voici plusieurs vues d'un village où nous restâmes quelque temps mais dont j'ai oublié le nom.


    Enfin, nous arrivâmes à la frontière, où nous fîmes la connaissance d'un touareg de passage.




Voyez comme la frontière est simple ; cependant
nous y attendîmes un moment.
C'est peut-être là que nous avons déjeuné.



    Ce touareg, Robert s'est beaucoup plu à le photographier. Il s'y est prêté de bonne grâce, nous confiant qu'il arrivait de Tamanrasset et nous invitant à pousser jusque là... Hélas, nos moyens étaient limités, en temps comme au plan financier, et c'était hors de question.

    C'est vers le soir que nous atteignîmes Sikasso, après de ravissants paysages au soleil couchant.






    En fait, c'est durant ce trajet que j'ai pris le plus de photos... Je n'en ai aucune de Sikasso, qui était la première ville Malienne, où s'achevait le parcours du taxi-brousse, et où faisaient étape tous les voyageurs en partance pour le Mali. Nous y connûmes la pire nuit de tout notre voyage : à la gare routière, se trouvait un "motel", qui était en réalité un baraquement semblable à une écurie dans lequel s'ouvraient des portes faites de lattes de bois vertes inclinées, comme il est courant dans ce pays, pour atténuer les effets de la chaleur. Chacune d'elles donnait sur une pièce noire  d'environ deux mètres cinquante de profondeur sur un mètre cinquante de largeur, dans laquelle, à droite de la porte, tenait juste un "lit", ou plutôt une sorte de paillasse haute, dure et étroite. Ces pièces n'étaient jamais aérées, puisque l'on s'y enfermait à clef la nuit, et que le jour on refermait pour que la chaleur n'entre pas. Il y régnait une atmosphère étouffante, et une obscurité effrayante. De plus, le lit grouillait de ce que je pris pour des cafards (et c'en était probablement !), mais n'ayant pas de lampes de poche nous ne pûmes pas savoir au juste sur quoi nous étions couchés (je suppose que c'est à cause de cette vermine qu'il était assez haut). Effarée, je voulus me sauver ; mais Robert m'assura que je ne risquais rien à venir me blottir contre lui, et je me décidai à dormir là... L'avantage était que le prix était dérisoire.


 

Par Martine Maillard - Publié dans : Voyages et promenades - Communauté : images du monde
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Commentaires

toujours aussi sympa ce journal de voyage !! Bisous IO)  sylvie
Commentaire n°1 posté par Sylvie le 10/06/2006 à 20h07
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Commentaire n°2 posté par ROSE le 10/06/2006 à 23h08
Quellez magnifiques photos tu as fait là
cedla réveille tant de souvenirs car ces maisons ^pur moi elles sumbiloysent toute l'afrique.

Elle sdsont belles avec leur toit de chaume.

Et ces visages émaciés , quel peuple!
j'attends moi aussi la suite avec impatince
Commentaire n°3 posté par Russalka le 11/06/2006 à 10h14
Tu aurais vraiment dû être journaliste Martine !
Quel magnifique reportage !
Je vois très bien ton article et les photos dans Géo...
Oui j'ai beaucoup aimé çui-là.

Bises carrosses
(Honni soit qui Mali pense...)
Commentaire n°4 posté par Merlin le zététicien le 13/06/2006 à 15h26

Je crois que je déchante et que je n'irai pas dans ce genre de pays, des cafards dis-tu, tu veux vraiment me faire mourir de dégout... J'imagine ton état au moment de te coucher et les mauvaises sensations...


Bisous

Commentaire n°5 posté par Pauley le 29/06/2006 à 14h39

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