Mardi 11 juillet 2006
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Parlons un peu du "Voyage d'un Papillon", composé en 1985 à la demande de
membres d'Amnesty International.
Robert Bichet est un farouche défenseur des droits de l'homme. Rien ne le révolte plus que le racisme, la
violence, la torture. Il s'est jeté tout en entier dans ce projet, bâti autour des images du calendrier dessiné cette année-là pour Amnesty International par Jean-Michel Folon.
De ce calendrier, on ne trouve plus aujourd'hui que
ce livre illustré.
Mais sur le site ci-après on trouve de belles images très proches.
Cette année-là, en tant que directeur du Conservatoire d'Issoudun chargé d'animations
dans les écoles, Robert avait entamé avec des institutrices de maternelle un grand travail de fabrication d'instruments et d'utilisation de percussions avec des tout-petits. Il décida de les
utiliser dans sa musique, en leur expliquant bien de quoi il s'agissait :
"C'est un papillon qui est retenu dans des fils de fer barbelés ; et cela lui fait très mal, au papillon, cela lui déchire ses ailes... Mais à la
fin, on enlève les barbelés, et le papillon s'envole, très haut, très haut vers le ciel bleu, si bien qu'à la fin on ne le voit plus..."
Voici ce que cela donne :

Concert donné dans l'église d'Issoudun : tout en dirigeant l'orchestre des élèves et des
professeurs du Conservatoire, Robert brandit des pancartes représentant l'instrument dont les enfants doivent se servir.
Au fond, derrière l'orchestre, on voit les enfants assis à leurs pupitres avec leurs
maîtresses,
avec devant eux les boîtes contenant leurs objets sonores
(Ces deux photos sont de Martine Geoffroy, journaliste au Berry Républicain)
Voici le début de l'oeuvre, qui dresse l'atmosphère de la
première partie : "Souffrance". Tout y exprime l'angoisse, les appels au secours, les chaînes, la douleur. Les enfants frottent sur des boîtes de conserves qu'ils ont eux-mêmes arrangées.
Au milieu, un récitant (ici, le comédien Bernard Martin) se lève et énonce les droits de l'homme.

Au fond à gauche vous apercevez les amplificateurs des Ondes Martenot, un instrument
particulièrement aimé de Robert Bichet, qui sont toujours tenues par Francesca Paderni.
(Photo M. Geoffroy)
Alors commence la troisième partie : "Liberté". Tout un
univers de ciel bleu s'ouvre, et comme un point qui diminue on voit le papillon qui se noie peu à peu dans un océan de bonheur. Les enfants soufflent dans des appeaux qui évoquent les
oiseaux et la lumière. Vous constaterez que Robert Bichet, plus contemplatif que jamais comme dans sa poésie, fait tenir interminablement les notes, comme pour évoquer
l'inaltérabilité du ciel.
Par Martine Maillard
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Publié dans : Robert Bichet
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clem
Coucou, Pas beaucoup de temps a être sur les blogs avec tout mes vacanciers, en plus il fait très chaud dans le var 36° hier, Beaucoup de mal a respiré, je suis obligé d’aller faire une sieste l’après midi, Passe un très bon Mercredi. Bisous ……………..rose
je n'en reviens pas, quel climat
cette première partie comme elle dit la douleur,
quel figuralisme dans de la musique de nos jours, mais pourquoi diable n'entend-on pas plus souvent jouer Robert en concert?
Ìl faut lui faire sa promotion!!!
Par ailleurs, dans ses oeuvres plus récentes dont je n'ai pas encore parlé, il y a une pièce pour sept saxophones, "Parcours secret derrière Orion", qui est souvent jouée dans la région, le professeur qui l'a demandée en faisant la promotion autour de lui.
Et puis Francesca Paderni, une amie chère également, joue de temps à autre le "Désert I" pour Ondes Martenot.
Je te présenterai bientôt une oeuvre écrite pour mezzo-soprano, et que la dédicataire exécute peut-être aussi parfois ? En effet, à chaque fois, Robert a fait grand cas des demandes des intéressés, et a écrit en fonction de leurs indications, ce qui apporte une certaine richesse dans l'utilisation des instruments ou de la voix, et donne plaisir à l'exécuter.