Dimanche 24 septembre 2006
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Il pleut des cordes...
Entrons dans le musée, qui présente la richesse énorme de parties historiques auxquelles nous avons déjà fait allusion (chapelle
magnifiquement décorée, salles de malades avec outils de médecine, une apothicairerie du XVIIe siècle absolument exceptionnelle), de collections de qualité
(objets néolothiques et gallo-romains retrouvés dans la région, sceaux de différentes époques, monnaie frappée à Issoudun et petit canon fondu de même...), plus dans une partie plus
contemporaine, de donations fantastiques en art primitif originaires de Papouasie Nouvelle-Guinée, ainsi que d'une
salle d'expositions temporaires dont l'actuelle risque bien vite d'arriver à son terme.
Par quoi commencerons-nous ?
D'abord, par cet arbre de Jessé situé sur la gauche dans la chapelle. Je vous l'offre ici en agrandissement (cliquez sur l'image), afin que vous puissiez mieux apercevoir le détail de ces prophètes dont on n'a pas encore complètement
redécouvert les identités (celles-ci devaient figurer sur leurs parchemins, dont toutes les couleurs et inscriptions sont hélas parties...), mais aussi pour que vous repériez mieux cet oiseau
aux ailes largement ouvertes, en haut, qui ne représente pas un aigle comme on pourrait le croire, mais le Pélican, image du Christ, qui s'offre à la mort pour sauver ses enfants.
Puis rejoignons l'apothicairerie avec son exceptionnelle collection de pots, flanquée de sa salle de préparation avec les cornues et le
nécessaire à distiller.
Nous nous attarderons un instant devant ce bel exemplaire de "Silène", ou boîte en bois destinée à recevoir des herbes et racines
classées selon leur utilité...
Et si maintenant nous nous faufilions vers la grande salle moderne, blanche et largement éclairée, où dort depuis plusieurs
mois l'exposition "Alain Marcon, sculpteur" ? Connu par différentes expositions en France, cet artiste étonnant né en 1947 présente des personnages
habités par leurs rêves, leurs désespoirs, leurs souvenirs, leurs sentiments. Par un saisissant effet de béance, et sans craindre de peindre de façon naïve tous les détails, il
nous montre des êtres portant enfants, paysages, dans leur coeur ou dans leur tête. Le résultat est toujours élégant et apaisant à la fois.
Celui-ci, très chargé, transporte sa ville et même un peu de Magritte sur son dos... Mais de son chien il ne retient pas
grand chose, sinon la queue...
Celui-ci, plus âgé, est aussi plus toumenté... Malgré l'arc-en-ciel auquel il cherche à se raccrocher, il traîne des
années de solitude et de tristesse, sur ses souliers dont l'un est en cailloux, et l'autre en fleurs. (Vous pouvez cliquer sur chaque image
pour mieux la voir).
Mais comme elle est belle, cette violoncelliste, dont on ne devine le sexe qu'à son unique sein et peut-être aussi
les pans d'une robe...! Comme on la sent rêveuse dans son inspiration couleur de lune, et éprise du bonheur qu'elle apporte à ceux qui l'écoutent ! Cette technique de
bois directement taillé me retransporte dans un univers de santons de Provence qui m'émeut au plus haut point...
Passerons-nous dès aujourd'hui les mers, pour nous plonger dans les trésors de l'art océanien ? Déjà les cris des oiseaux nous appellent, rapportés
par les Missionnaires du
Sacré-Coeur qui depuis la Basilique d'Issoudun évangélisent depuis un siècle la Papouasie nouvelle-Guinée.
Allons, nous irons demain...
Par Martine Maillard
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Publié dans : Issoudun
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Je reviendrai...
Merci pour ce reportage sur le musée.
Je suis impatiente de redécouvrir le Sacré Coeur que je connais bien également. Je me souviens qu'il y avait un grand pélerinage au début du mois de septembre de chaque année. L'immense parc derrière l'église était envahi de fidèles. Le reste du temps c'était un endroit plutôt désert et génial pour les parties de cache cache avec les copines ;o)
Bonne journée
j'ai pas de mots pour dire ce que mes yeux ont vu tellement c'est beau.
clem
j'adore la sculpture contemporaine, quelle inventivité...