Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
(Apollon rivalisant avec un merle)
Vous savez sans doute que la poésie en Grèce était toujours chantée, accompagnée de la lyre ou de la cithare. Nous avons pu retrouver les textes, dont la versification atteste d'un rythme très étudié, nous avons également le témoignage des auteurs et celui des vases peints ou des fresques et bas-reliefs ; mais de la musique elle-même, aucune trace !... Jusqu'à cette "épitaphe" (c'est-à-dire une inscription sur un tombeau) datant du 1er siècle après JC, qui elle enfin, indique des notes. Et elle se chante ! En effet, pour les Grecs initiés aux Mystères Orphiques, la mort n'était pas triste, ce n'était qu'une renaissance.
Ci-dessus, la colonne funéraire.
Ci-dessous, l'inscription décryptée : au-dessus des lettres, en capitales, on voit d'autres petits signes : ils représentent les notes de musique. (Images tirées du site).
Ma traduction en vers :
Tant que tu vis, sois rayonnant,
Ne pleure pas outre mesure ;
A pas comptés marche le temps,
De tes jours réclamant l’usure.
Traduction de Martine Maillard
Tous droits réservés
Ma seconde traduction, moins fidèle mais de loin ma préférée :Que toute ta vie soit lumière !
Ne t'afflige jamais longtemps.
La vie est chose passagère :
Son terme est fixé par le temps...
Traduction de Martine Maillard
Tous droits réservés
Extrait du livre de Paule Druilhe : "Histoire de la Musique"
Je vous en propose une adaptation de mon cru.
Vous trouverez également ici un bel article (avec le texte en grec) dans Wikipedia.
Note du 27 juillet 2009 : Je découvre qu'un enseignant (Nikkojazz) a utilisé mes traductions sans me citer en tant que leur auteur. Pour un enseignant, c'est un peu fort... De plus, il attribue à un certain "Emile Martin" la traduction de Théodore Reinach ! Emile Martin, que j'ai recherché sur le net (le site est-il fiable ?), est juste un adaptateur pour des firmes de disques ; ce n'est ni un helléniste, ni un musicologue. Là je vois clairement que quand quelqu'un veut écrire sur internet, il puise ses sources dans d'autres articles sans grand discernement ! Mais au moins pourrait-il les signaler, ses sources.
Et pour terminer en beauté, voici une belle interprétation trouvée sur Dailymotion.
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
Sur le site vous pouvez vous abonner, acheter les numéros en PDF ou en version papier (franco de port),
ou consulter en ligne des extraits de différents numéros.
Quant à cette association, on peut dire qu'elle fait tout au moins preuve d'indélicatesse...
Ainsi on t'a fauché ta traduction?
Tu dois pouvoir retrouver sur internet la date de la parution de ton article et donc prouver qu'il était antérieur au leur
mais les gens sont malhonn^tes que c'en est épuisant
je te réponds ce soir, contente du dénouement ...
Bisous
Seul argument en leur faveur : ils n'ont pas mis de signature. Mais enfin, ils agissent comme de mauvais élèves indignes du brevet !! On enseigne aux élèves à citer impérativement toutes leurs sources !! Je me demande si je peux porter plainte.
Bravissimo bella!
alors là, c'est très chouette de t'entendre et cela rendvie à c e qui fut si lointain et pourtant si vivant. J'aime ces projets complets.
Valentine, je me suis permise de te taguer, mais le sujet est intéressant, il s'agit de livres !... viens voir sur mon blog et merci d'avance si tu as le temps de jouer le jeu. Bonne journée bisous
Comme toi, je préfère la deuxième traduction.
Je suis bien fâchée de ce que tu nous apprend à propos copié-collé.
Tu déposes bien tes écrits chez un huissier ?
Le poème chanté est magnifique et la musique aussi..
Tu as raison de te révolter et de te battre pour faire valoir ta traduction..
Bon courage
Clem
bonne journée
arielle
C'est avec plaisir que j'ai découvert la partie de votre blog consacrée à vos traductions des poètes grecs, lesquelles sont d'autant méritoires qu'elles dates, si j'ai bien compris de votre jeunesse.
J'espère que vous nous en offrirez d'autres aussi réussies !
Cordialement,
Thomas M.
MARTIN (Emile). - Trois documents de musique grecque. - Paris : Klincksieck, 1953. - 78 p.
Recueil " indispensable " selon certains musicologues français ou spécialistes de musiques traditionnelles, tel Alain Swietlik. Ce livre, issu de la collection Etudes & commentaires, rassemble trois transcriptions commentées : les hymnes delphiques à Apollon, l’Epitaphe de Seikilos et le fragment de l’Oreste d’Euripide.
Ces trois textes sont particulièrement représentatifs de l’ancienne musique grecque. L’étude minutieuse que fait l’auteur de ces précieux documents, est remarquable. Une importante bibliographie se trouve à la fin du recueil ; nous pouvons simplement regretter qu’elle soit, par la force des choses, antérieure à 1953.
http://bit.ly/av5qsC
Je suis parfaitement d'accord sur le travail musicologique d'Emile Martin. Cependant Théodore Reinach l'avait commencé avant lui (vous pouvez lire l'intégralité de son ouvrage ici) et comme l'édition chez Payot date de 1926 (Reinach est mort en 1928), Emile Martin s'en est manifestement inspiré.
Toutefois, je comprends que vous ayez cité vos sources... Je m'en tenais aux miennes, mais j'avoue que les vôtres se défendent.