L'âme du poète

"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

  "Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

Recherche

Descriptif

Images

  • Tour-Denecourt.jpg

Référencez votre site

referencement site


Inspiration

  
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.

Saint-Jean  III, 8    

 

   

(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet) 

        

 

Ce site possède un copyright. Merci de le respecter.

Samedi 25 juillet 2009 6 25 /07 /2009 00:00

(Apollon rivalisant avec un merle)

 

Vous savez sans doute que la poésie en Grèce était toujours chantée, accompagnée de la lyre ou de la cithare. Nous avons pu retrouver les textes, dont la versification atteste d'un rythme très étudié, nous avons également le témoignage des auteurs et celui des vases peints ou des fresques et bas-reliefs ; mais de la musique elle-même, aucune trace !... Jusqu'à cette "épitaphe" (c'est-à-dire une inscription sur un tombeau) datant du 1er siècle après JC, qui elle enfin, indique des notes. Et elle se chante ! En effet, pour les Grecs initiés aux Mystères Orphiques, la mort n'était pas triste, ce n'était qu'une renaissance.

     C'est pourquoi d'ailleurs sur la tombe où repose Seikilos il est aussi écrit :
"Seikilos, fils d'Euterpos, vit...

 

 

Ci-dessus, la colonne funéraire.

Ci-dessous, l'inscription décryptée : au-dessus des lettres, en capitales, on voit d'autres petits signes : ils représentent les notes de musique. (Images tirées du site).


 

Ma traduction en vers :

  Tant que tu vis, sois rayonnant,

Ne pleure pas outre mesure ;

A pas comptés marche le temps,

De tes jours réclamant l’usure.

Traduction de Martine Maillard

Tous droits réservés

Ma seconde traduction, moins fidèle mais de loin ma préférée :

Que toute ta vie soit lumière !

Ne t'afflige jamais longtemps.

La vie est chose passagère :

     Son terme est fixé par le temps...

Traduction de Martine Maillard

Tous droits réservés

 

     Quant à la musique... eh bien, peut-être peut-on la découvrir ? Ci-dessous la notation moderne telle qu'elle fut décryptée par l'éminent musicologue Théodore Reinach, avec sa tradution littérale.

 

Extrait du livre de Paule Druilhe : "Histoire de la Musique"

(Hachette, 1966), p. 22.
     

 

     Je vous en propose une adaptation de mon cru.

 

 

Adaptation chant et piano de Martine Maillard,
interprétation de l'auteur.
Tous droits réservés.

 

      Vous trouverez également ici  un bel article (avec le texte en grec) dans Wikipedia.

    Note du 27 juillet 2009 : Je découvre qu'un enseignant (Nikkojazz) a utilisé mes traductions sans me citer en tant que leur auteur. Pour un enseignant, c'est un peu fort... De plus, il attribue à un certain "Emile Martin" la traduction de Théodore Reinach ! Emile Martin, que j'ai recherché sur le net (le site est-il fiable ?), est juste un adaptateur pour des firmes de disques ; ce n'est ni un helléniste, ni un musicologue. Là je vois clairement que quand quelqu'un veut écrire sur internet, il puise ses sources dans d'autres articles sans grand discernement ! Mais au moins pourrait-il les signaler, ses sources.


        Et pour terminer en beauté, voici une belle interprétation trouvée sur Dailymotion.

 

Publié dans : Poètes antiques traduits ou adaptés - Par Martine Maillard
Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Edition

Pour lire ou télécharger mes poésies, récits et nouvelles, cliquez sur le lien ci-dessous

Mes oeuvres sur In Libro Veritas

ainsi que sur celui-ci

Mon profil sur In Libro Veritas

NB : Vous pouvez également consulter les archives de ce blog, créé en mai 2005, en cliquant en haut à gauche de cette page sur "Poésie éternelle".

Mon autre lieu

  Lumière :
spiritualité, sagesse, réflexion, ésotérisme, astrologie.

Vos impressions

overblog

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés