"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
(Apollon rivalisant avec un merle)
Vous savez sans doute que la poésie en Grèce était toujours chantée, accompagnée de la lyre ou de la cithare. Nous avons pu retrouver les textes - dont la versification atteste d'un rythme très étudié -, nous avons également le témoignage des auteurs et celui des vases peints ou des fresques et bas-reliefs ; mais de la musique elle-même, aucune trace !... Jusqu'à cette "épitaphe" (c'est-à-dire une inscription sur un tombeau) datant du 1er siècle après JC, qui elle enfin, indique des notes. Et elle se chante ! En effet, pour les Grecs initiés aux Mystères Orphiques, la mort n'était pas triste, ce n'était qu'une renaissance.
C'est pourquoi d'ailleurs sur la tombe où repose Seikilos il est aussi écrit : "Seikilos, fils d'Euterpos, vit..."
Tant que tu vis, sois rayonnant,
Ne pleure pas outre mesure ;
A pas comptés marche le temps,
De tes jours réclamant l’usure.
Autre traduction possible :
Que toute ta vie soit lumière !
Ne t'afflige jamais longtemps.
La vie est chose passagère :
Son terme est fixé par le temps...
Quant à la musique... eh bien, peut-être qu'on peut l'entendre ?
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(Mais ça ne marche pas trop bien....)
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celui-ci
(Mais je trouve leur interprétation bien triste ; il faut dire que le rythme est à 3 temps, et que pour moi, c'est presque une valse !)
Ci-dessus, la colonne funéraire.
Ci-dessous, l'inscription décryptée : au-dessus des lettres, en capitales, on voit d'autres petits signes : ils représentent les notes de musique.
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