Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Ce tournoi est imaginé à partir des écrits de Sappho, la grande poétesse qui vécut sur l'île de Lesbos au VIIe siècle avant notre ère. Anactoria et Atthis sont deux de ses élèves et amies. La première chante dans un style plus académique, la seconde dans un style plus lyrique, qui est sensé lui apporter la palme de la victoire. Mais l'ensemble est de mon invention.
Psappha est la pronociation du nom de Sappho dans le dialecte éolien pratiqué là-bas à cette époque.
1 - Anactoria
Telle la blanche lune au milieu des étoiles,
Telle tu t'es levée, Sappho, parmi tes sœurs ;
Séléné t'a parée de son lait scintillant,
Apollon t'a comblée de ses dons lumineux ;
Et comme il offre aux jours harmonie et beauté,
Ainsi tu fais surgir de nos nuits la clarté.
*
2 - Atthis
Elle fuit, la jeune fille, telle un oiseau ;
Ses pas foulent à peine le sol,
Et son vêtement blanc s'ébouriffe autour d'elle
Aux brises matinales,
Comme les plumes de la colombe énamourée...
Mais où court-elle si tôt ?
Comme le tendre oiseau salue l'aurore,
Ainsi s'élance-t-elle vers toi,
Dame de ce logis !
*
3 - Anactoria
Plus douce que le miel
Est la Dame de mes pensées ;
Nymphes, Muses, Charites,
Pour louer sa beauté !
Car pour la célébrer
C'est bien peu de ma voix :
Assemblée en concert !
*
4 - Atthis
Muses, chantez ici la déesse aux cent bras
Qui modela nos yeux profonds, nos cheveux sombres,
Nos corps jeunes et souples et nos jolis visages,
Et chantez sa tendresse
Qui modela nos cœurs !...
Muses, chantez ici la déesse aux cent voix,
Qui nous fit musiciennes et poètes à la fois,
Habiles à la lyre et aux accents rythmés,
Et chantez sa douceur
Qui nous fit harmonieuses...
Muses, chantez ici la blonde Aphrodita,
Qui nous a réunies en un amour unique,
Celui de la splendeur d'une vie foisonnante,
Et chantez son élue,
Psappha l'inégalée ! ...
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

Découvrez une revue jeune et pleine d'avenir ! (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)
Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
Ici la couverture du dernier n° paru.
Sur le site vous pouvez vous abonner, acheter les numéros en PDF ou en version papier (franco de port),
ou consulter en ligne des extraits de différents numéros.
J'ai réorganisé mes liens pour mettre ce site en poésie. (pas facile, je ne suis pas douée !!!)
Bonne journée
Elisabeth
et aujourd'hui.... 5ans1/2 plus tard, les tournois poétiques fleurissent sur les blogs et animent le goût de la poésie, pour le bonheur de tous
en te lisant, si fluide, si facile finalement, derrière le travail, quel talent...
je me dis que je suis décidément bien paresseuse de la rime, et j'accepte mieux mon exigence personnelle...
pourtant, j'en ai pondu un rayon... mais cette exigence personnelle ne me permet pas de les produire, ou si rarement... c'est comme ça... j'arrive jamais à me satisfaire assez pour arrêter de transformer... lol!!!
et ta rigueur harmonieuse ici ne m'incite pas du tout à les publier, (je ris grave)
héhé
bisous
Comment, cinq ans 1/2 ? Tu veux dire 26 siècles plus tard (puisque je situe ça à l'époque de Sappho) !! Mais ce sont des poésies dans le style qui fleurissait en 1900 où ces manuscrits grecs ont été mis à la mode... J'ai été inspirée par quelques lectures.
Cependant pourquoi ne publies-tu pas ce que tu écris ? C'est dommage de le garder pour toi !
L'ennui, c'est ce qui m'est un peu arrivé lorsque j'ai voulu m'ouvrir un second blog, c'est qu'on a l'impression que l'on ne peut pas multiplier les sujets à l'infini sur un même blog, et que celui qui existe doit rester un peu dans sa tonalité de départ (annoncée d'ailleurs sur le "profil").
Je vois que tu es quelqu'un de réellement prolifique, puisque tu ponds en vers comme en prose...
Mais j'avoue aussi que, si je m'étonne déjà de l'étendue de ta palette de sujets, je me demande à quoi ressembleraient tes vers derrière une dissertation sur l'économie ! Ils seraient certainement plus organisés, précis que les miens... Plus sérieux ? Je ne sais pas ! Car le sens de l'humour, tu l'as !! Alors, on se les regarde ... ?