Inspiration
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Fresque de Giotto représentant Saint François d'Assise
Les oiseaux de mon rêve fuyaient par les fenêtres,
A l'hôtel Saint-François-d'Assise ;
Pour combler ma tristesse il ne demeurait plus
Que des membres, des têtes en céramique enfouis
Parmi l'amas des fleurs en pots,
Sous des dalles de marbre, en des baignoires vertes.
Était-ce bien mon sang qui brunissait ainsi
Les draps blancs de mon lit jusqu'à les traverser,
Chambre cent quarante-et-un ?
Une enfant esseulée semblait contre une porte
Osciller à mourir pour devenir fauvette,
Et bientôt se perdait...
Au retour du voyage il se mit à pleuvoir,
Sur les rues, les trottoirs, les rails et les voitures...
Quel lugubre retour d'une quête inutile !
Point de paix, point d'amour, point de lumière encore ;
Et j'avais tant cherché, dans l'hôtel des oiseaux,
Un émissaire enfui pour m'expliquer le ciel !...
clem.
je trouve ce poème tellement magnifique qu'il mériterait que tu le fasses remonter au jour
peut-être par contre en agrandissant la police de caractère
mais c'est très très beau et tout à la fois doux et poignant
En te lisant, je voyais aussi des oiseaux dans une église.
clem