Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
En l'écoutant, toi aussi tu peux créer...
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Je m'aperçois aujourd'hui que sur cinq poèmes écrits lors d'un voyage en Grèce, je n'en ai publié que quatre. Voici donc le cinquième pour corriger cette erreur. Il a été composé sur le site de Delphes, alors que m'aventurant dans la faille des Phaedriades, ces deux montagnes jumelles posées derrière la Fontaine de Castalie (où les pèlerins venaient faire leurs ablutions avant d'entrer dans le sanctuaire), je découvris une roche d'une rose charnel présentant à son sommet les frisotis d'une végétation estivale, ouverte vers le dôme du Parnasse... Me sachant au centre du monde, cela m'emporta dans un rêve cosmique.
La Fontaine de Castalie, carte postale acquise sur place.
La faille béante
Ouvre au grand jour
Sa fissure ébouriffée…
Au fond de quel abîme suis-je tombée ?
En contrebas l’eau coule,
Fraîche et lustrale,
Entre les saints arbustes ;
Ici le roc abrupt m’encercle.
J’ai tant grimpé,
Les pieds nus,
Sur les roches lisses rosées,
Qu’un vertige me saisit :
C’est la monumentale entrée
Du giron de la Terre,
Par où le Feu Divin
S’engouffre pour nous susciter.
Ici la Sybille a mugi,
La Pythie a frémi,
La Terre a grondé
Jusqu’en ses profondeurs…
Comme je suis petite
Contre les parois incarnat
De ce goulet tendu
Vers le majestueux Parnasse !
Photo personnelle
Souvenirs d'un voyage en mer Egée.
Vole, vaisseau d'acier au vent vigoureux du large
Que tu effleures de tes trompes enfumées !
Va ! Les mouettes blanches te font cortège,
La mer étale à tes flancs ses mousses d'écume,
Et tu vogues vaillamment vers l'étincellement
Du soleil levant.
*
Le bleu intense
Et les abîmes mouvants de la mer...
Le bleu pâli
Et les scintillements lointains du ciel...
Le vent léger
Et les espaces soyeux de l'air...
Çà et là,
Des îles brunes s'élèvent
Sur le miroir d'argent,
Langues de terre montagneuses et coniques
Issues du brouillard d'or.
Note : le mot "Parthénôn" signifie en Grec "La demeure de la Jeune fille ", et c'était le Temple d'Athéna, la protectrice d'Athènes. C'est donc à elle que
s'adresse ce poème "païen".
(Le Parthénon au soleil levant)
O Reine de clarté qui trônes dans ton temple,
Vers Toi, seule aujourd'hui, j'ose lever les yeux ;
Daigne accueillir mes pas au séjour glorieux
Que, le front ébloui, humblement je contemple.
J'ai laissé à mes pieds la ville ensommeillée,
Et voici le portail immense devant moi :
Que ton auguste main soutienne mon émoi
Et me guide jusqu'à ta voûte ensoleillée.
L'énorme colonnade a jailli vers les nues,
Toute sonnante encor des hymnes du passé,
Et l'astre qui scintille entre les fûts dressés
Illumine mon cœur jusqu'à mon âme nue...
Ainsi, voici ton temple éclatant de lumière,
Et puis, voici mon âme offerte à ta beauté !
J'ai gravi ta colline et son éternité
Afin de Te connaître en ta splendeur première...
Aux éditions Stellamaris vient de paraître mon recueil
Renaître.
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

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Parvenue à son n°9, Shi-zen, ou "le féminin éthique et pas toc", est un magazine attrayant écrit par des femmes mais aussi par des hommes, pour des femmes mais aussi pour des hommes, dans une optique résolument écologique (imprimée sur papier recyclé bien sûr).
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