L'âme du poète

"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

  "Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

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Inspiration

  
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.

Saint-Jean  III, 8    

 

   

(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet) 

        

 

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Poèmes écrits en Grèce

Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /2008 00:00

Souvenirs d'un voyage en mer Egée.

 

 


Vole, vaisseau d'acier au vent vigoureux du large
Que tu effleures de tes trompes enfumées !
Va ! Les mouettes blanches te font cortège,
La mer étale à tes flancs ses mousses d'écume,
Et tu vogues vaillamment vers l'étincellement
Du soleil levant.


*


Le bleu intense
Et les abîmes mouvants de la mer...
Le bleu pâli
Et les scintillements lointains du ciel...
Le vent léger
Et les espaces soyeux de l'air...


Çà et là,
Des îles brunes s'élèvent
Sur le miroir d'argent,
Langues de terre montagneuses et coniques
Issues du brouillard d'or.

 

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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /2008 00:00

Note : le mot "Parthénôn" signifie en Grec "La demeure de la Jeune fille ", et c'était le Temple d'Athéna, la protectrice d'Athènes. C'est donc à elle que s'adresse ce poème "païen".


 

(Le Parthénon au soleil levant)

    O Reine de clarté qui trônes dans ton temple,

    Vers Toi, seule aujourd'hui, j'ose lever les yeux ;

    Daigne accueillir mes pas au séjour glorieux

    Que, le front ébloui, humblement je contemple.

 

    J'ai laissé à mes pieds la ville ensommeillée,

    Et voici le portail immense devant moi :

    Que ton auguste main soutienne mon émoi

    Et me guide jusqu'à ta voûte ensoleillée.

 

    L'énorme colonnade a jailli vers les nues,

    Toute sonnante encor des hymnes du passé,

    Et l'astre qui scintille entre les fûts dressés

    Illumine mon cœur jusqu'à mon âme nue...

 

    Ainsi, voici ton temple éclatant de lumière,

    Et puis, voici mon âme offerte à ta beauté !

    J'ai gravi ta colline et son éternité

    Afin de Te connaître en ta splendeur première...

 

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Samedi 9 juillet 2005 6 09 /07 /2005 00:00

 

 


 

1 - Anactoria

 

Telle la blanche lune au milieu des étoiles,

Telle tu t'es levée, Sappho, parmi tes sœurs ;

Séléné t'a parée de son lait scintillant,

Apollon t'a comblée de ses dons lumineux ;

Et comme il offre aux jours harmonie et beauté,

Ainsi tu fais surgir de nos nuits la clarté.

 

*

 

2 - Atthis  

                                                                                                                               

 

Elle fuit, la jeune fille, telle un oiseau ;

Ses pas foulent à peine le sol,

Et son vêtement blanc s'ébouriffe autour d'elle

Aux brises matinales,

Comme les plumes de la colombe énamourée...

Mais où court-elle si tôt ?

Comme le tendre oiseau salue l'aurore,

Ainsi s'élance-t-elle vers toi,

Dame de ce logis !

 

*

 

3 - Anactoria

 

Plus douce que le miel

Est la Dame de mes pensées ;

Nymphes, Muses, Charites,

Joignez vos chants aux miens

Pour louer sa beauté !

Car pour la célébrer

C'est bien peu de ma voix :

Il faudrait la Nature

Assemblée en concert !

 

*

 

4 - Atthis 

                                                                           

 

Muses, chantez ici la déesse aux cent bras

Qui modela nos yeux profonds, nos cheveux sombres,

Nos corps jeunes et souples et nos jolis visages,

Et chantez sa tendresse

Qui modela nos cœurs !...

 

Muses, chantez ici la déesse aux cent voix,

Qui nous fit musiciennes et poètes à la fois,

Habiles à la lyre et aux accents rythmés,

Et chantez sa douceur

Qui nous fit harmonieuses...

 

Muses, chantez ici la blonde Aphrodita,

Qui nous a réunies en un amour unique,

Celui de la splendeur d'une vie foisonnante,

Et chantez son élue,

Psappha l'inégalée ! ...

 

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