Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)
Peut-être n'est-ce que partie remise.
En tous cas aujourd'hui, je vous l'annonce : le poème qui suit s'inspire de la planète Uranus, dont l'action est actuellement très visible, non seulement dans mon existence mais aussi je suppose dans celle de bien des gens qui se sentent emportés par une vague de nouveauté, une avalanche de changements inattendus - et parfois inespérés !
En effet, elle forme un beau sextile avec Jupiter, planète bénéfique qui rend son effet particulièrement efficace, car il est lui-même situé en Capricorne, signe de concrétisation. Les choses semblent avoir été favorisées encore ces jours-ci avec le trigone formé par Uranus avec le Soleil, qui lui a apporté une ouverture positive supplémentaire. Par ailleurs il se trouve que le Noeud Nord, encore appelé "Tête du Dragon" et indicateur en général de l'orientation actuelle du destin, est situé en Verseau, le signe d'Uranus : signe entre autres du changement, de la liberté, de la modernité.
Uranus est une planète très remuante, qui peut entraîner des événements brusques (voire des accidents) lorsqu'elle est mal aspectée, mais avec ce concert de bonnes influences elle souffle un vent de renouveau particulièrement apprécié. D'autant qu'elle séjourne elle-même en Poissons, signe généreux et humanitaire.
J'espère qu'il en est de même pour vous... !
Parfois
L'Esprit entre en courant dans notre vie
Soudain
Un Souffle
Une porte battante
Et tout est changé
Sur le lac bleu
Là-bas, près de l'île,
Trois jeunes cygnes ont relevé leurs ailes,
Trois enfants-cygnes au plumage fané,
Adolescents trop sages auprès de leurs parents
Aux becs orange et aux yeux noirs...
Sortez tout doucement,
Sans faire de bruit,
Jeunes cygnes couleur de l'œuf !
Le chasseur n'est pas loin...
Restez près de l'île natale
Aux herbes encore vertes,
Au coteau blond doré.
Bientôt vous volerez
De vos ailes immenses,
Vous serez beaux et grands,
Aux longs yeux de velours,
Aussi calmes que l'eau
Que ternira l'automne,
Et chaque nuit pour les hommes
Vous chanterez.
Puisque nos voix s'épuisent à répéter ton nom
Et puisque la forêt reste muette et close
Envoyons nos légions de folie de fureur
Envoyons la lumière d'un immense brasier
La forêt s'ouvrira
La forêt ne veut pas te garder prisonnière
Elle prendra les hommes en ses replis secrets
Et t'ouvrira sa porte
Cela doit se produire
Il est même impossible que cela ne soit pas
Le soleil percera les frondaisons serrées
Il ouvrira le cœur des geôliers endurcis
Et la paix des colombes enfin fera son nid
Dans son propre pays
La blanche Colombie
Alors qu'à cet instant
Il n'est qu'une colombe
Et c'est toi seule Ingrid
En illustration musicale, le thème du "Monde Perdu", de Michael Stearns
(production Hearts of Space, 1995)
C'est pour entretenir cette flamme que j'ai écrit ce poème : il n'y a pas que la flamme olympique, qui mérite d'être entretenue. Tout être qui souffre pour une noble cause prend une stature universelle, devient une figure exemplaire... Et c'est la force de cet amour qu'elle suscite qui peut agir encore, par-delà la distance, et la ramener vers nous, en sauvant s'il le faut tous ceux qui sont entraînés avec elle dans l'horreur de la guerre.
et lisez ici la lettre magnifique que lui adresse à l'occasion de Pâques
Luis Guillermo Perez, le Secrétaire Général de la Fidh (Fédération Internationale des Droits de l'Homme)
A chaque heure qui s'ajoute
De ce temps infini
Qui nous sépare de toi
Ingrid
Nous voudrions crier
Nous voudrions allumer des lumières
Partout dans le monde
Nous voudrions marcher vers toi
Marcher sur la mer
Marcher sur ces arbres immenses qui t'emprisonnent
Marcher sur les nuages sur les montagnes
Marcher sur les fleuves sauvages
Pour te voir libérée
Pour te voir revivre
Pour te voir enfin sourire
Et embrasser tes enfants
Toi si forte
Toi si grande
Toi qui domines à présent le monde
De la noblesse de ton âme
De la grandeur de ton sacrifice
De la force de ton courage
Ingrid
Fasse le Ciel
Fasse tout l'amour des hommes
Avec leurs cris et leurs lumières
Avec leur marche victorieuse
Et leur désir et leur espoir
Que tu revoies enfin ta ville
Que tu revoies ta mère
Et tes enfants et ta famille
Et tout ton peuple et ceux qui t'aiment
Veuille le Monde
Que tu nous sois enfin rendue
Riche de tant d'années d'amour
De labeur de souffrances
De patience et d'endurance
Enfin vivante
Et souriante
Qu'on le croit à genoux
Et sa vive lumière
Fait des ombres immenses
Où le givre s'incruste
Opiniâtrement
Déjà le jour s'éteint
Sur la nuit souveraine
C'est l'hiver qui nous tient
Nous étreint et s'étale
Faisant pâlir le ciel
Faisant geler nos mains
Mais cette nuit pourtant
Dans nos coeurs endormis
Un espoir se fait jour
Resplendit et grandit
La Terre cette nuit
Va embrasser le Ciel
La lumière est tombée
Va pénétrer en elle
Fécondée par le feu
Elle gonfle et produit
Un grand bouquet d'amour
Couronné d'une étoile
Une fleur de bonheur
Une fleur de chaleur
Une fleur d'avenir
Une fleur de promesses
Une fleur de bienfaits
Une fleur de jeunesse
Et nos cœurs réchauffés
Veulent croire à la vie
Rejaillie de la terre
S'unissant autour d'elle
Ils chantent la lumière
Qui nous porte en avant










