Inspiration
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Ce poème est le résultat de ma plongée dans l'astrophysique (voir ici) ...
Je craque une allumette
L’univers se déplie
Comme un ressort lâché
Des bulles de lumière
Dérivent dans la nuit
Je souffle sur les bulles
Et les voici qui fuient
Brillantes transparentes
Irisées et tremblantes
Dans le vide béant
Explosion de la vie
Tu es partout la même
Au cœur de la matrice
Dans la graine sous terre
Aux confins du big bang
Depuis l’infime point
De la flamme première
Jusqu’à la force ultime
De la pensée humaine
Ce monde est Volonté
L’automne est ma saison mystique
Le mois bleu c’est le mois de la Vierge
Azur diaphane couleurs de vitrail
Lumière brisée en cristaux
Acreté laiteuse du couchant
Le mois blanc c’est le mois de la Balance
Qui s’épanouit en pur oxygène des cimes
Et m’auréole le front quand je respire
Comme issu des pierres d’une crypte
Tout irisé de splendeurs saintes
Le mois d’or c’est le mois du Scorpion
Plus riche que tous les riches
La nature s’y charge de parures sublimes
Qui ne sont que sa fin annoncée par détour
Cet or qui sera boue
C’est sa couronne son apogée
Sa glorification du Beau
Mêlée au blanc de l’air
Au bleu du ciel
Et je suis traversée de ces froides couleurs
Qui sont prière ardente
Et font de moi un saint
Extasié
Vos impressions