Mercredi 17 décembre 2008
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Fresque de Giotto représentant Saint François d'Assise
Les oiseaux de mon rêve fuyaient par les fenêtres,
A l'hôtel Saint-François-d'Assise ;
Pour combler ma tristesse il ne demeurait plus
Que des membres, des têtes en céramique enfouis
Parmi l'amas des fleurs en pots,
Sous des dalles de marbre, en des baignoires vertes.
Était-ce bien mon sang qui brunissait ainsi
Les draps blancs de mon lit jusqu'à les traverser,
Chambre cent quarante-et-un ?
Une enfant esseulée semblait contre une porte
Osciller à mourir pour devenir fauvette,
Et bientôt se perdait...
Au retour du voyage il se mit à pleuvoir,
Sur les rues, les trottoirs, les rails et les voitures...
Quel lugubre retour d'une quête inutile !
Point de paix, point d'amour, point de lumière encore ;
Et j'avais tant cherché, dans l'hôtel des oiseaux,
Un émissaire enfui pour m'expliquer le ciel !...
Publié dans : Poèmes de détresse
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Par Martine Maillard
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Dimanche 14 décembre 2008
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Autre poème sur la séparation, écrit à la même
époque que le précédent, et publié également dans le recueil "le Rossignol d'Argent" ( © éditions
Saint-Germain-des-Prés, Paris 1974).
Mon tombeau, c'est la nuit,
Cette obscurité trouble
Où rien ne se dessine
Que la mort...
...Mais un parfum surgit...
Une harmonie enfuie,
Ou bien... un regard bleu,
Un sourire ?
Quel est-il, d'où vient-il ?
(Peut-être qu'autrefois,
Dans une vie perdue,
Je l'aimais ?)
Mon tombeau, c'est le vent,
Cette affreuse tempête ;
Et peut-être la mer
Si glacée...
L'insoutenable absence
De mon soleil de paille,
De mon ciel d'hirondelle
Invisible !...
...Mais quel dieu intervient ?
Quel souffle du Levant
M'apporte ses aurores
Dans la nuit ?
Un souvenir peut-être...
Une chanson perdue...
Le cristal des feuillages
Dans les bois ?
(Peut-être la forêt
Agonisait aussi ;
Mais le Soleil pour moi
Respirait !)
L'absence se dessine
En filigranes d'or
Sous l'épaisse toison
D'araignée...
Tombeau des mille morts,
Et des lunes d'automne
Qu'emportent mes sanglots,
Ouvre-toi !!!
...Un chant s'y éparpille,
Une fleur s'y prosterne,
Les nuages ont fui :
Tu es là...
Publié dans : Poèmes de détresse
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Par Martine Maillard
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Dimanche 14 décembre 2008
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A la demande de Flopso, je publie un de mes
poèmes sur "l'Absence" de l'être aimé. Il a déjà été publié dans mon recueil "Le Rossignol d'Argent" (Editions Saint-Germain-des-Prés, 1974), et fut écrit en été, au bord de la mer.
Ça nous change du temps hivernal que nous subissons actuellement.
Tes yeux sont grands ouverts
Tu lèves tes bras sur le monde
Tes bras sont grands ouverts
Tes cheveux volent sur le monde
Le ciel est grand ouvert
Les arbres roulent sur ton front
Oh léger léger comme la brise
Tu passes et te confonds à l'air
Le miroir t'absorbe et tu baignes en moi
Le miroir te rejette et mes larmes se glacent
La mer monte et m'engloutit
La mer baisse
Et la petite fille m'emporte coquillage
Je me fonds au soleil
Je ne suis plus que ton empreinte dans le sable.
Publié dans : Poèmes de détresse
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Par Martine Maillard
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