Inspiration
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Nature ensevelie
Un anneau métallique
Nous enserre
Oppressante tristesse
Malgré les feuilles d’or
Et les rameaux naissants
Les larmes retenues
Que harponnent les cimes
Sont stoppées net
Blocage
Bruissant soupir
De l’instant prisonnier
Pas de bruit
Pas de vie
Le sommeil des statues
Pluie et vent,
Larmes de lumière,
Journées sombres et froides
Nuages qui s'étirent...
Bourgeons frêles
Pauvres fleurs
Ciel déchiré...
Tous attendent !
Les oiseaux qui pépient
A l'abri des tuyas
Et les pensées blotties
Auprès des primevères,
Les énormes nuées cotonneuses
Qui enfin s'effilochent,
Tous attendent...
La Roue tourne,
Et rien en ce monde n'est éternel ;
Le Jour point
Où Il va ressurgir.
Ressurgir ? Mais qui donc ?
Le Soleil ? Le Messie ?
Le Printemps ? Le Beau Temps ?
Dionysos ? Osiris ?
La mort n'est qu'apparente,
La fin d'un épisode ;
Mais elle renaît toujours :
La Vie !
Et pour finir, le début de la 2e suite pour orchestre de Bach,
qui est aussi le début d'une cantate : la BWV 110
"Unser Mund sei voll Lachens" ("que notre bouche soit pleine de rire")
qui est prévue pour le 1er jour de la Fête de Noël, mais qui
convient tout à fait il me semble - mis à part l'interprétation un peu
"brutale" pour mon goût (mode baroque !)...
L’hiver approche à pas de loup
Hérissé de givre et de houle
L’hiver approche à pas de brume
S’effilochant aux arbres morts
Tapis dans leur sommeil frileux
Les boutons de rose ont gelé
Plus de soleil depuis des jours
Les nuages assiègent le ciel
Livides les journées s’effacent
Tandis que souffle un vent glacial
Seul scintille dans la nuit noire
Mon petit cerf éblouissant
Vos impressions