Dimanche 29 juin 2008
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01:50
Dans mon jardin un arbre est tombé.
Pour moi c'est comme si j'avais perdu un être cher.
Et cela m'a rappelé ce poème, écrit autrefois lorsque j'essayais de comprendre l'origine de
mon sentiment d'insécurité.
A quoi bon chercher à comprendre ?... Je n'ai plus en tête que la chanson de Brassens
:
"Auprès de mon arbre je vivais heureux ;
J'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre".
Mais là c'est pire : il n'y en a plus !!!
Donne-moi ta petite main blanche
Où s'enchevêtrent des tiges fleuries de volubilis
Souris de ta petite bouche fine
Qu'égayent des corolles de liserons blancs
Penche ta chevelure précieuse
Entremêlée de glycine follette
Tu n'es qu'une fleur
O petite bien-aimée
Vers laquelle je me penche pour te respirer
De ta robe violette
S'exhale le parfum des gentianes
Et de ton buste blanc
Je ne vois que la forme en lys
Si je souffle vers toi
Pencheras-tu rêveusement sur le côté
Comme au souffle du vent
La fleur de mon jardin
Et si j'attends le soir
Fermeras-tu ta corolle aux rosées de la nuit
Et quand viendra le temps
Tomberas-tu flétrie en poussière à mes pieds
O grâce sois encore
Devant moi gigantesque
Comme le mur de mon jardin
Le paradis c’est tout petit
Sinon où suis-je qui suis-je que devenir
Il n’y a plus de paradis
Voilà ce qui arrive, quand on oublie ses amis...
Publié dans : Labyrinthes et flammes
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Par Martine Maillard
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Dimanche 20 janvier 2008
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21:45
Journées
Multiples facettes de ma vie
kaléidoscopique
Palettes métalliques où le soleil se joue
par éclairs successifs
Journées comme des oies de cirque
marchant de leur pas consulaire
à l’abattoir
Têtes royales tranchées
l’une après l’autre
Journées
Mes tranches de fromage
Où je me taille ici ou là un petit trou
pour oublier un peu
l’horreur du jeu
Journées pâles comme des jeunes filles
Flexibles comme des roseaux verts
exagérément étirées
Journées compactes comme de grands rochers
marquant ma route par jalons
de leur grondement de tonnerre
Journées étalées sur ma chaussée de ciment
Sur vous je joue à la marelle
à cloche-pied à contre-cœur
D’un mouvement toujours avant
toujours précaire
Sans espoir de retour
Sans espoir de repos
Terre où t’ai-je laissée
Mais où est donc le Ciel
Publié dans : Labyrinthes et flammes
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Par Martine Maillard
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Vendredi 7 décembre 2007
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21:55
Voici un poème de la série "Labyrinthes et flammes" écrit durant cette psychothérapie d'inspiration
psychanalytique quelque temps après celui publié ci-dessous ("Meurtre"). On voit que je n'avais pas voulu me complaire dans la tragédie et cherchais à rendre positive l'image figée de cette jeune
femme fragile qui se campait devant moi sans rien dire. Noël approchait, c'est sans doute pourquoi je parais son visage glacé d'une auréole angélique.
Hélas, c'est à peine lorsque je réussis ce tour de force qu'elle me déclara tout de go : "Dans deux semaines, je ne serai plus là !" sans plus de
précision.
Je vous aime
Vous êtes ma fée sans étoile
Vous dormez avec la baguette au doigt
Un fil d’or au bout des cheveux
Je vois maintenant si bien
Votre visage serein
Doux comme un pétale de rose
Que la nuit en est comme transfigurée
Tiède accueillante et bleue
Charmée de votre grâce et de votre abandon
Je vous aime
Mon ange des premiers temps et des derniers
Plus blond que l’étoile du berger
Imperceptible phare de ma route
Mon guide présent et invisible
Maintenant c’est Noël
Et tout devient visible
Même Dieu pour les hommes
Même l’amour enfoui
Au plus profond des cœurs
Et je chante
Je vous aime
Mon étoile aux mille branches qui resplendissent
Comme un feu de Bengale
Là où j’étais tu es
Et ce que tu étais je le suis aujourd’hui
Miracle des osmoses divines
L’amour se multiplie
Je suis partout je suis la Source
Et ce que j’aime c’est TOUT
Publié dans : Labyrinthes et flammes
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Par Martine Maillard
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Vos impressions