Samedi 14 mars 2009
6
14
/03
/2009
00:00
Tu dis
Je ne m'approcherai plus des murs de ma cellule
Et tu les tâtes
Tu dis
Je ne respirerai plus cette fleur qui me tue
Et tu la respires
Tu dis
Je resterai au jardin clos de mon bonheur
Et tu pars dans la neige
Tu dis
Je déjouerai mon destin
Et il t'emporte
Tu dis
Je le saisirai et le fixerai face à face
Et tu vacilles sous son regard
Tu dis
La vie ne vaut pas d'être vécue
Et tu la vis
Publié dans : La remontée du fleuve
-
-
Par Martine Maillard
10
Lundi 22 septembre 2008
1
22
/09
/2008
00:00
Et puis je suis partie sans être condamnée ;
J'ai regardé le fleuve à jamais arrêté,
Sourire de métal obscur, et j'ai rêvé
La pente descendant vers l'enfer inhumain,
La mort du devenir dans l'envol éclaté,
La cigale cassée comme un jouet d'enfant...
Morte à demi, et presque effacée de la vague
Traînant encor sur soi l'écume du grand large,
Je m'en fus au pays où tout se décompose,
Etrangère au soleil opaque de la nuit…
Publié dans : La remontée du fleuve
-
-
Par Martine Maillard
7
Vendredi 11 juillet 2008
5
11
/07
/2008
14:04
Voici une ode à cette Lumière que l'on
finit toujours par retrouver après la nuit, après l'hiver, au bout du tunnel, au bout de l'angoisse, et qui nous ressource, qui nous guérit, qui est notre pôle positif et ce vers quoi en
définitive, en êtres verticaux que nous sommes, nous aspirons.
Editée en clôture de mon recueil "La remontée du fleuve", elle est finalement qualifiée de "Source", car, tombée sur nous comme une cascade, elle est peut-être bien la Source de ce fleuve sur
lequel nous naviguons.
O lumineuse,
O radieuse,
O merveilleuse lumière,
Jaillissant en cascade d'arc-en-ciel
Et m'inondant tout entière comme une immense nuée de gouttelettes,
Source qui fonds sur moi, depuis mon front jusqu'à mes pieds,
Et me traverses tout entière,
C'est toi que j'ai cherchée par les déserts arides,
C'est toi que j'espérais au profond de mes nuits,
C'est toi que j'ai rêvée du profond de la mort...
O ma Source d'écailles et de paillettes et d'or,
Tumultueuse au grondement de tonnerre,
Plus puissante que tout t'épandant sur la terre,
C'est toi que j'ai trouvée au terme de ma course,
Nageuse épuisée par la remontée du fleuve implacable !...
Et maintenant, il ne me reste plus qu'à m'abreuver de toi,
De ton rire d'étincelles, de ta vie inépuisable,
Qu'à me laisser tremper de ta pluie bienfaisante,
Qu'à me laisser bercer de ton bruit continu...
O lumière jaillie des cimes fulgurantes
Et tombée en bénédiction sur la terre,
O flammes rafraîchissantes
Qui m'habillent de bonheur,
Irradiante Source
Issue de l'infini,
Aux confins de ce monde,
Au terme de l'angoisse,
Au terme du malheur maquillé de clinquants,
Fraîche aveuglante lumière,
Ma Source inespérée,
Te voici donc enfin !
Publié dans : La remontée du fleuve
-
-
Par Martine Maillard
10
Vos impressions