Inspiration
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.
VIRGILE, Géorgiques
(Mort d'Orphée)
Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.
Saint-Jean III, 8
(Iegor Reznikoff à l'abbaye du
Thoronet)
Mon "petit" frère joue de la Musette de cour, instrument qu'il a entièrement réhabilité et ressuscité.
Le voici en 1996 dans "la béquille du père Barnaba", XIIIe concerto comique de Michel Corette.
(Jean-Christophe Maillard, musette baroque, orchestre baroque de Montauban dir. Jean-Marc Andrieu).
L'instrument originaire du XVIIe siècle est animé d'un soufflet situé sous le bras droit, ce qui évite l'utilisation
d'un chalumeau, et a été progressivement recouvert de belles tapisseries évoquant les bergeries ; il était affectionné par la noblesse pour sa sonorité tendre et discrète et intervenait donc dans
les spectacles de cour où l'on voyait des bergers.
En consultant Youtube, vous pourrez voir Jean-Christophe, plus âgé, dans un concerto de Vivaldi transcrit par le compositeur baroque Nicolas Chédeville et intitulé "Les Plaisirs de l'été".
Continuons à brosser une rétrospective de mes aventures en reculant dans le temps...
Avant-hier, je me suis rendue à Fontainebleau pour assister à un concert donné en mémoire de mon père par son successeur au lycée François Ier de cette ville.
En effet, Jean-Jacques Prévost a pris la succession jusqu'en 2007 de mon père dans la section A3 musique qu'il avait créée aux tous débuts de son histoire (elle s'appelait alors A6). Et de même qu'Eric Lebrun, ancien élève de mon père, est venu lui rendre hommage en exécutant pour nous le Choral du Veilleur de Jean-Sébastien Bach aux grandes orgues de l'église de Saint-Louis, de même Jean-Jacques Prévost, animateur d'une chorale remarquable (Laudate Dominum), a pu trouver parmi ses anciens élèves l'essentiel des musiciens qui constituent son orchestre dans cette majestueuse prestation, ainsi qu'au moins l'une des voix solistes.
Dans l'église comble, chacun a retenu son souffle de la première à la dernière seconde... Et ce n'est qu'après de nombreux rappels que nous pensâmes à prendre quelques photos durant l'exécution en bis du dernier verset du Credo :
« Et exspecto resurrectionem mortuorum, et vitam venturi saeculi - Amen »
« Et j'attends la
résurrection des morts, et la vie du monde à venir - Amen »
Cette oeuvre magistrale d'une durée de deux heures est une des rares compositions du Maître de Leipzig sur un texte latin destiné à l'Eglise Catholique ; et si certains le trouvent plus convaincant dans ses cantates ou ses Passions, je trouve pour ma part beaucoup de points communs entre ces pages et celles du Magnificat, qui est sans nul doute l'un des chefs d'oeuvre du Kantor. Dans tout ce qui concerne la religion et la spiritualité, Bach conserve la même puissance incomparable.
La première photographie était prise en "haute définition" ; celle-ci est prise au
flash... Comparez. Les deux peuvent être agrandies (ainsi que la dernière ci-dessous) et si vous agrandissez, celle-ci sera de meilleure qualité quoique l'autre reflète mieux la véritable
luminosité du lieu. Ainsi vous pourrez apercevoir à droite du mollet droit du chef d'orchestre, sous le pupitre, le hautbois d'amour dont je vous parle plus
bas.
Voici l'un de mes passages préférés, le premier verset du Sanctus, interprété ici par "The Sixteen" sous la direction de Harry Christophers.
« Sanctus, sanctus, sanctus, Dominus deus Sabaoth ! Pleni sunt caeli et terra gloria ejus »
Il s'agit d'un extrait du Gloria :
« Qui sedes ad dextram Patris, miserere nobis »
« Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous »
De gauche à droite : Emilie Rose Bry
(soprano 1), Dominique Mc Cormick (soprano 2), Jean-Jacques Prévost (chef d'orchestre), Sophia Castiello (alto), Gil Chazallet (ténor), et Olivier Ayault (baryton).
Vos impressions