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L'âme du poète



"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

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  • : Ce site est destiné à partager avec vous des moments de poésie, de musique et d'art en général. A travers des images de nature, de voyages, des moments de contemplation, qu'ils soient dûs à ma propre inspiration ou à celle d'autres artistes, je vous propose quelques instants d'échange et de ressourcement.
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L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)        

 

 

Jeudi 8 mai 2008
    Malgré le titre, je ne vous offrirai ni un extrait du "Réveil des oiseaux" d'Olivier Messiaen (voir ici, pour en découvrir quelques passages à travers Amazon, ou ici, pour découvrir les talents d'ornithologue du grand musicien français et son application à traduire leurs chants sous forme mélodique et harmonique) ; ni l'écoute du "Chant des Oiseaux" de Clément Janequin (voir ici , et je vous invite vivement à visiter cette vidéo amusante), ni un rappel des chants d'oiseaux cités par Aristophane au Ve siècle avant J-C dans "les Oiseaux" (voir ici, le site est assez sympa ; et descendez au moins pour voir comme Aristophane imite le chant de la huppe : " Torotorotorotorotix. Kikkabau, kikkabau. Torotorotorotorolililix "! ) : on n'en finirait pas, en ce cas, de citer tous les oiseaux qui ont inspiré les musiciens et les poètes depuis toujours.

    Non, non, je voulais simplement vous dire que depuis bientôt un an que j'habite une petite maison au milieu de jardins, je goûte au bonheur de me réveiller le matin au chant d'oiseaux variés et inconnus...
    Oh ! J'en connaissais bien certains, mon grand-père m'avait appris à reconnaître leur chant grâce à des paroles :
    Par exemple, le pinson dit :


    - "Tuituituituituituitui Jean-Baptiste Trouilly" (il donne toujours son nom m'avait-il appris) ; mais parfois il dit aussi : "Espèce de p'tite souris !"

    Quant à la mésange charbonnière, elle dit : "P'tit têtu ! P'tit têtu !"

    A cela s'ajoutaient les roucoulades rêveuses du merle à la tombée du soir, ou les "tireli-tirli-tiliré" ravis de l'alouette, que mon père m'avait appris à écouter dans les champs, à partir de chanson françaises.

    Cela n'allait pas chercher bien loin... Sauf que le pinson, en pays d'oc, a l'accent du sud et chante :
    - "Tuituituituitui Jean-Baptiste Rouilly-ou..." Je l'avais remarqué lors d'un voyage.

    Et voilà que depuis quelques jours on est réveillés, sur le coup de sept heures, par des discussions à bâtons rompus depuis le grand poirier voisin :

    "Si vous voulez mon avis on aura une belle journée " (?)
    - "Sapristi de sapristi j'ai oublié mon bistouri"
(Tiens, le pinson ! Il a changé de ton aujourd'hui...)
    - "Je vous redirai ça cet après-midi" (?)
   Une grosse voix : "J'acco-ste ! J'acco-ste !" (Un pigeon en plein vol vers un toit !)
    - " Vous voulez vraiment faire vos courses avant le déjeuner ?" (?)

    ... Mais de qui émane donc ce sifflet mélodieux qui s'exprime avec les accents de la voix humaine - et qui plus est, avec l'accent français ! C'est si joli, et si volubile en même temps...

    Je croyais que c'était le verdier, qui vient souvent picorer nos graines devant la cuisine.

     Et la photo que j'en pus prendre, avec un appareil bien fruste, ne fut guère éclairante à ce sujet.

    Alors j'ai visité les pages d'internet consacrées au chant des oiseaux, et j'ai découvert qu'il s'agissait de... la fauvette à tête noire ! Eh oui, celle que Messiaen aimait tant, et qu'il évoque longuement dans son opéra "Saint-François d'Assise", parce qu'avec "sa calotte noire" elle lui faisait penser à un moine.


    En voici une photo, tirée cette fois d'un site (ici) .



    Dans le premier cas, il s'agit du chant du matin : plus discoureur. Dans le second cas, quelques trilles s'ajoutent : c'est le chant du midi, je l'ai découvert plus tard.

par Martine Maillard publié dans : Musique
Vendredi 2 mai 2008
    Je vous parlais hier du « Poème de l'Amour et de la Mer », composé par Ernest Chausson sur un texte de Maurice Bouchor. C'est un texte pathétique, mis en musique avec toute l'âpreté post-romantique qui caractérise notre jeune élève de César Franck, mort prématurément à l'âge de 44 ans alors qu'il circulait à vélo.

    Il évoque la traversée en bateau d'un jeune homme au coeur sensible, vers une île sans doute de Bretagne... que j'ai toujours associée à l'île de Bréhat, au large de Paimpol, célèbre pour son climat doux et son paysage fleuri. Frémissant, le poète sent qu'il va y rencontrer l'amour. Hélas, la bien-aimée, toute charmante qu'elle se soit montrée le premier jour, ne demeurera pas dans ces sentiments, et lors de la visite ultérieure du poète, au printemps suivant, lui opposera une hostilité telle qu'il croit voir des spectres hanter les paysages autrefois embaumés par les roses et les lilas. Apparemment le temps, radieux à son premier voyage, aurait aussi viré au gris menaçant, et la mer, calme et étincelante au premier jour, serait devenue sinistrement houleuse...

    J'ai toujours adoré la ferveur naïve qui anime le début de la première partie (celle qui s'achève précisément au vers que je vous ai mentionné : « Et des cieux entrouverts pleuvaient sur nous des roses »), mais étrangement c'est la fin que l'on entend toujours, fin tragique et douloureuse intitulée « La Mort de l'Amour ». Je suppose que c'est parce qu'elle forme un tout dans une tonalité mélancolique et peut-être interprétée comme une mélodie à part entière, accompagnée éventuellement au piano, alors que le reste de l'oeuvre conserve un ton
plutôt narratif et requiert davantage la présence de l'orchestre pour lequel elle a été initialement écrite.

    Je n'avais pas pensé à fouiner dans Youtube pour en trouver des enregistrements, et finalement je viens d'en trouver deux ; mais seulement de cette dernière partie, dont je déplore la tristesse en ce superbe week-end ensoleillé. Je vous la livre tout de même, pour deux raisons :
    - pour vous permettre de mieux entendre cette oeuvre (au cas où vous ne la connaîtriez pas déjà).
    -  à cause de la qualité de l'orchestre et notamment du violoncelliste solo, pour la vidéo transcrite ici. En ce qui concerne la cantatrice, je suis un peu réservée ; si elle possède d'indéniables qualités vocales, sa voix est un peu rauque, du moins au début, et surtout son manque de connaissance du français est assez gênant et déforme le texte. Il s'agit de Ilca Lopez, et l'enregistrement vient du Centre des Beaux-Arts de Santurce, à Porto-Rico.



    Mais pourquoi aussi les français ne chantent-ils pas leur propre musique ? Pourquoi faut-il toujours que ce soient des étrangers qui mettent en valeur notre répertoire ? Dans le disque dont je vous ai donné un extrait, c'était Janet Baker qui chantait, et dans le commerce, vous trouverez  l'interprétation de Jessye Norman ; quant au microsillon que j'ai possédé par le passé et qui emporte encore ma totale préférence, il était tchèque (c'était un disque "Supraphon").
    Une autre question aussi : pourquoi ce "poème" est-il toujours interprété par des femmes alors que le personnage central en est un homme ? Pourtant il ne semble pas que cela soit un voeu du compositeur, puisqu'il en fournit la première interprétation en 1893 avec le ténor Désiré Demest.

Voici les paroles, pour mieux comprendre :

        Le temps des lilas et le temps des roses
        Ne reviendra plus à ce printemps-ci ;
        Le temps des lilas et le temps des roses
        Est passé, le temps des œillets aussi.


        Le vent a changé, les cieux sont moroses,
        Et nous n'irons plus courir, et cueillir
        Les lilas en fleur et les belles roses ;
        Le printemps est triste et ne peut fleurir.


        Oh ! joyeux et doux printemps de l'année,
        Qui vins, l'an passé, nous ensoleiller,
        Notre fleur d'amour est si bien fanée,
        Las ! que ton baiser ne peut l'éveiller !


        Et toi, que fais-tu ? pas de fleurs écloses,
        Point de gai soleil ni d'ombrages frais;
        Le temps des lilas et le temps des roses
        Avec notre amour est mort à jamais.


(Texte recueilli sur Wikipedia
ici
)


    En suivant les liens qui entourent l'enregistrement de Youtube, on trouve aussi ce récital donné par un jeune anglais, où «
Le temps des lilas » est chanté après deux autres mélodies, avec accompagnement de piano. Et si l'orchestre manque, si le jeune homme parle lui aussi très mal le français, le résultat est cependant très honorable car la pianiste (
Elizabeth Wallace) réussit à rendre correctement l'ambiance orchestrale, tandis que le ténor (Chris Rosborough) a une voix chaude et agréable. Je vous encourage donc à l'écouter (ici démarrage à 4'35 environ).

   
par Martine Maillard publié dans : Musique
Samedi 26 janvier 2008
    Depuis quelque temps, j'avais un peu perdu le fil par rapport à la musique contemporaine ; mis à part le génie monumental de Messiaen, par-delà les méandres des musiques expérimentales ou compliquées, je ne voyais plus de visage émerger, considérant Henri Dutilleux déjà comme un "ancien"  alors qu'il vit toujours...
    Et puis voilà qu'on m'a présenté Philippe Hersant ; et que je suis conquise! Car comment n'être pas conquis par une musique à ce point écrite, pensée, en même temps qu'inspirée et remplie d'une sensibilité toujours renouvelée ? On m'avait dit : "Tu ne seras pas déçue" ; et non, je ne suis pas déçue, mais bien au contraire, toujours plus séduite, plus surprise, car Philippe Hersant reste fidèle à la tradition classique de la musique orchestrale, tout en ayant sa personnalité, sa griffe, sa signature propre.   
    Sur son site très complet, à cette page, vous pouvez consulter sa biographie (il est né en 1948, a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome ce qui témoigne d'études musicales très complètes et brillantes), ainsi que le catalogue de ses oeuvres et sa discographie - il y a même une illustration musicale au piano, très jolie et originale. Sur cet autre, il répond à diverses questions sur son parcours musical, et explique combien il a tardé à se trouver, perturbé par les courants d'idées que lui ont inculqués ses formateurs, alors que sa sensibilité le portait vers un langage plus simple et plus épuré.
    Enfin ce site est plus concis et le présente d'une manière rapide.
   
    Je vous conseille tout particulièrement les trois disques que je possède : son concerto pour violon, joué par Augustin Dumay avec l'orchestre national de France, suivi de la rhapsodie pour choeur d'hommes et orchestre "der Wanderer", et de Streams, oeuvre magnifique pour piano et orchestre (Alice Ader est au piano) - disque "Densité 21":


(cliquez sur l'image)

    Puis son premier concerto pour violoncelle et orchestre, avec Siegfried Palm en soliste, suivi de différentes pièces de musique de chambre où l'on retrouve notamment Alice Ader au piano, et enfin Lebenslauf, un cycle de six mélodies sur des poèmes d'Hölderlin interprétées par la soprano Sharon Cooper - un disque Harmonia Mundi :

(cliquez de même ; mais je crains qu'on ne le trouve plus.
Cependant cela vous donne une image de Philippe Hersant !)

   
    Et enfin son second concerto pour violoncelle et orchestre, interprété par l'orchestre national de Montpellier avec Cyrille Tricoire au violoncelle, suivi de Heathcliff, suite pour orchestre en six mouvements inspirée des "Hauts de Hurlevent" (disque Accord):

     (cliquez)

    Toutes ces références à l'Allemagne, cette allusion au roman d'Emily Brontë, l'utilisation large du violoncelle et même du violon, indiquent clairement il me semble que nous avons affaire à un compositeur romantique, à un néoromantique de notre époque, car bien sûr son style est très personnel et ne doit plus rien à l'atmosphère du XIXe. On y sent l'influence d'Henri Dutilleux, avec parfois des émanations de Stravinsky... et bien d'autres que je n'ai su identifier.

    Pour vous faire découvrir ce compositeur marquant de notre époque, je vous invite à profiter de cette vidéo trouvée sur Youtube (c'est toujours plus agréable d'assister au concert !), dans laquelle le bassonniste Pascal Gallois interprète la 6e des 8 pièces pour basson que Philippe Hersant lui a dédiées (note : je ne sais s'il les lui a toutes dédiées, ou si c'est seulement cette pièce-là, mais tant pis, je parie et je mets un s...).
    Le basson est un instrument méconnu qui n'a longtemps servi que dans le grave, pour les accompagnements ; mais depuis le prodigieux solo dans l'aigu que lui a confié Igor Stravinsky au début du "Sacre du Printemps", il acquiert une audience méritée, et les compositeurs contemporains s'y intéressent. Vous remarquerez particulièrement les sonorités étranges et nouvelles que l'on peut tirer des anches (de même avec le hautbois et le cor anglais), et dans cette pièce, Philippe Hersant s'amuse à demander à son soliste des double-sons ou des effets de glissement de son dont il s'acquitte parfaitement.
    Cependant le plus beau, que vous apprécierez j'en suis certaine, c'est le passage où intervient l'orchestre, et plus particulièrement le piano. La griffe "romantique" de Philippe Hersant y est totalement sensible.

 
par Martine Maillard publié dans : Musique
Samedi 12 janvier 2008
    Peut-être les aînés d'entre vous  se souviendront-ils d'une après-midi de janvier mémorable , à la télévision dans les années 80, où Peter Ustinov avait improvisé une parodie de cantate de Bach qui disait à peu près ceci :
    "Seigneur, nous ne nous sommes pas encore occupés de nos cartes de voeux" (en Allemand : "Herr Gott, wir haben unsere Postkarten noch nicht besorgt"). Nous, famille de mélomanes, nous étions tordus de rire, à l'entendre imiter tour à tour le violon, le violoncelle, le hautbois, la voix de soprano, la voix de ténor, la voix de basse, dans un style parfaitement proche de celui du grand Jean-Sébastien.

    Youtube a gardé trace d'un sketch du même type, malheureusement pas le même, et qui cette fois s'inscrit dans une manifestation où figuraient nombre de personnalités de la télévision française de l'époque. Au fil du texte allemand de la cantate improvisée, il cite Bouvard, San Antonio, Dorothée... dont certains apparaissent dans la salle pliés en deux de rire (vous apercevrez notamment Charles Aznavour)
    Ce sera un épisode humoristique (pour une fois !) dans mes articles concernant la musique, en même temps qu'un coup de chapeau à cet immense talent que fut Peter Ustinov.
    Il y cite "l'orchestre et les choeurs" d'une ville à consonance anglaise (Castle Pro Musica Antiqua) qui déclenche l'hilarité, parodiant le style d'interprètes de l'époque.
    Vous apprécierez avant le démarrage de la "musique", qu'on entende les instruments qui s'accordent (il y a même un basson...), le hautbois qui essaie son anche, les gens dans la salle qui toussent... Tout comme au concert.
    Puis il enchaîne avec un texte plaintif : "Ach, lieber Gott, sei doch nicht böse..." ("Ah ! Dieu aimé, ne sois donc pas fâché !"), dont il fait son air de soprano, acompagné d'un violoncelle dont on salue à la fin l'accord arpégé, dans le pur style baroque.
    Puis (et c'est là qu'il cite les personnes présentes), il confie à  "l'évangéliste" (le ténor chargé des récitatifs) un texte concernant les "petits prophètes", qui arrivent à Kembs (sans doute se trouvent-ils là ?) "le troisième jour", pour que cela fasse plus biblique... Dorothée, pour la même raison sans doute est qualifiée de "Sainte", et que vont-ils voir ? - Noël... Magali !
    Il doit y avoir un événement que l'auteur de la vidéo passe sous silence, et je le regrette, puisqu'il ajoute aussi que le choral final est court, parce qu'à "deux ans"... Qui donc avait deux ans ? Je ne saurais le dire.

    Je vous laisse donc apprécier ce petit joyau. J'avoue que si on comprend l'allemand, c'est encore mieux.
    
 
par Martine Maillard publié dans : Musique
Samedi 29 décembre 2007
 
    Francisco Pacheco (1564-1644) - Le Roi David (1603)

    En ce 29 décembre, le regard est attiré par ce nom sur le calendrier : "fête à souhaiter, David".
    Autour de Noël, le nom de David n'est pas anodin : il s'agit du célèbre Roi biblique qui dans sa jeunesse tua en combat singulier le géant Goliath et débarrassa ainsi Israël de la menace des Philistins, mais fut aussi poète et musicien, et composa des pages de psaumes demeurés uniques dans notre pensée religieuse.

    Ecoutez avec moi un extrait du magnifique oratorio composé sur lui par Arthur Honegger, très jeune à l'époque (en 1921, il avait 29 ans), sur un texte de René Morax.

    Si vous ne pouvez entendre tout le passage proposé sur cette vidéo, choisissez au moins d'en découvrir, au tout début (1mn à 2mn30) le Psaume "Ne crains rien", chanté par le ténor solo qui figure le berger David, attaqué par le roi Saül jaloux de son succès.


Ne crains rien et mets ta foi en l'Eternel !
Pourquoi me dire : "Enfuis-toi
Comme fuit l'oiseau du ciel vers les montagnes "?
Le méchant bande son arc
Et sa flèche va siffler,
Car dans l'ombre il a tiré
Sur l'innocent au coeur droit...
Ne crains rien,
Et mets ta foi en l'Eternel.




    Si vous avez aimé ces extraits, je vous invite à vous rendre sur Youtube à cette adresse pour écouter l'autre partie du concert, avec notamment la fin de l'oeuvre qui est une splendeur :
"Oh, cette vie était si belle ! Je te bénis, toi qui me l'as donnée" (récitant)
Puis un ange chante (la soprano) :
"Dieu te dit : un jour viendra
Où une fleur fleurira
De ta souche reverdie.
Et son parfum remplira
Tous les peuples d'ici-bas
Du souffle de la vie.
Alleluia ! Alleluia !"
par Martine Maillard publié dans : Musique
 

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NB : Vous pouvez consulter les archives de ce blog, créé en mai 2005, en cliquant en haut à gauche de cette page sur "Poésie éternelle".

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