L'espace d'un instant.

       Au printemps dernier, à l'occasion de la préparation du concert "Là-bas sont tous les rêves", deux élèves de la section "audiovisuel" de l'AFPA d'Issoudun (Anne-Sophie Serpossian et Pierre Gilliocq) ont décidé de prendre pour sujet de travail en vue de leur diplôme un reportage sur Robert Bichet.
     Ils nous en ont très aimablement laissé le DVD, que j'ai transféré sur Youtube.
      Le voici.
     Pour le moment, je vous le laisse brut. S'il y a besoin de commentaires, je les ajouterai par la suite.


Dim 22 nov 2009 3 commentaires
Magnifique...Merci et bonne semaine.
marlou - le 22/11/2009 à 16h56
C'est FA-BU-LEUX! Quel personnage étonnant, quel talent multiforme...
D'abord ce qui me touche c'est son envie d epartage et le charisme qu'il met au service de l'ouverture des autres à un domaine qui peut-être les rebutait. Voir des personnes relativement âgées se lancer dans l'étude de la percussion me rappelle mes propres cheminements acceuillants d'élève adultes en un temps ( il y a 35 ans de cela) o aucun prof n'en voulait dans la région. Aidée de ma méthode Martenot et vogue la galère :o))

Ensuite cette sonorité sur les percussions qui est chant à elle seule.
Enfin la beauté des dessins et étonnamment, leur apreté qui contraste avec la bonhomie du personnage, comme si ces signes très travaillés sur le papier permettaient de faire sortir ce qui en lui le blesse, l'éprouve, le mord.
Belle vidéo, vraiment, mille merci du cadeau...
Viviane - le 23/11/2009 à 10h02
Oui, ces dessins reflètent ce qu'il était au départ, très dépressif, écorché vif. D'ailleurs sa soeur unique s'est suicidée. C'est pourquoi je dis qu'au début je l'ai un peu "porté à bout de bras". Maqis il avait surtout besoin de se sentir aimé et soutenu, et étonnamment, c'est ici à Issoudun qu'il a trouvé ce milieu accueillant : le maire, André Laignel l'a très vite apprécié et lui a ouvert les bras ; les psys, impuissants au point "médicaments" ont déclaré que c'était l'art qui serait sa thérapie. Et petit à petit, non seulement il s'est remis, mais en plus il entraîne les gens à sa suite, et devient en quelque sorte un "soigneur". Les dessins aux taches très noires datent des premières années (70-80), mais depuis il a mis de la couleur, du rêve, on sent qu'il va de mieux en mieux (voir sur les articles que je  lui ai consacrés précédemment).
Valentine
joli travail
Bien à toi !
Bernard - le 23/11/2009 à 22h30