L'espace d'un instant.
Souvenirs d'un voyage en mer Egée.
Vole, vaisseau d'acier au vent vigoureux du large
Que tu effleures de tes trompes enfumées !
Va ! Les mouettes blanches te font cortège,
La mer étale à tes flancs ses mousses d'écume,
Et tu vogues vaillamment vers l'étincellement
Du soleil levant.
*
Le bleu intense
Et les abîmes mouvants de la mer...
Le bleu pâli
Et les scintillements lointains du ciel...
Le vent léger
Et les espaces soyeux de l'air...
Çà et là,
Des îles brunes s'élèvent
Sur le miroir d'argent,
Langues de terre montagneuses et coniques
Issues du brouillard d'or.
Dim 28 sep 2008
8 commentaires
bonjour,
Ton poème est de saison. J'aime beaucoup.
Je me fais à Over blog. Mais je ne sais pas trop comment ça fonctionne.. Je l'ai pris, car Viviane et toi y êtes.
Comme ça, nous ne nous quittons pas.
Je te fais gros bisous
clémentine
Ton poème est de saison. J'aime beaucoup.
Je me fais à Over blog. Mais je ne sais pas trop comment ça fonctionne.. Je l'ai pris, car Viviane et toi y êtes.
Comme ça, nous ne nous quittons pas.
Je te fais gros bisous
clémentine
clementine - le 01/10/2008 à 21h11
comme c'est joli ces rives embrumées... et ton poème accompagne "doucement" l'image...
Martine, la pélerine - le 02/10/2008 à 14h33
Ce poème chante comme un poème qui vient et va dans mon esprit, est-ce Verlaine, Rimbaud ? Je ne saurai le dire pour l'heure, en tous cas un bien beau texte. je te fais de gros bisous Valentine. A très vite.
Pauley - le 02/10/2008 à 21h57
A vrai dire, il y a là en effet beaucoup d'influences...
1) Tristan Corbières, que me récitait toujours mon père :
Va vite, léger peigneur de comètes !
Les herbes au vent seront tes cheveux ;
De ton œil béant jailliront les feux
Follets, prisonniers dans les pauvres têtes...
2) Arthur Rimbaud en effet :
Elle est retrouvée ...
Quoi ? L'éternité !
C'est la mer allée
Avec le soleil.
3) Enfin Tristan Klingsor, dans "La flûte enchantée" mis en musique par Maurice Ravel ("Shéhérazade") :
L'ombre est douce et mon maître dort
Coiffé d'un bonnet conique de soie
Et son long nez jaune en sa barbe blanche.
(Pour le mot "conique"...)
Et il y en a peut-être d'autres !
1) Tristan Corbières, que me récitait toujours mon père :
Va vite, léger peigneur de comètes !
Les herbes au vent seront tes cheveux ;
De ton œil béant jailliront les feux
Follets, prisonniers dans les pauvres têtes...
2) Arthur Rimbaud en effet :
Elle est retrouvée ...
Quoi ? L'éternité !
C'est la mer allée
Avec le soleil.
3) Enfin Tristan Klingsor, dans "La flûte enchantée" mis en musique par Maurice Ravel ("Shéhérazade") :
L'ombre est douce et mon maître dort
Coiffé d'un bonnet conique de soie
Et son long nez jaune en sa barbe blanche.
(Pour le mot "conique"...)
Et il y en a peut-être d'autres !
Valentine
Tableau si bien décrit qu'il s'affiche devant moi, léger, bleuté percé de quelques monticules de terre semblant ondoyer sur l'océan aux facettes argentées, bon vendredi bisous
Crépusculine - le 02/10/2008 à 23h24
C'est une belle évocation, très douce à lire.
Bon dimanche.
Isabelle
Bon dimanche.
Isabelle
isabelle corradini - le 05/10/2008 à 10h13
L'espace d'un instant tes mots m'ont porté là bas dans le bleu intense de la mer Egée.. Merci de ce voyage
Babou* - le 06/10/2008 à 10h04
Merci, Babou !
Valentine
Le poème du voyage et des hautes altitudes de la pensée, merci
marlou - le 06/10/2008 à 14h30
Merci aussi à toi, Marlou.
Valentine
car ce sont des iles
dont l'eau est l'espace vierge entre eux
je ne connais aps cette région du monde, et en rêve.
J'aime beaucoup les rythmes intimes que tu as donné à ta deuxième strophe
le renversement de situation dans ce ciel qui scintille
tout ce qu'il fait na^tre de sensations sur ma peau d el'autre côté de l'écran.
...
Absente quelques temps pour cause de graves soucis d esanté, mais je viendrai te lire, sois en certaine, au moins en silence
Bisous