L'espace d'un instant.


 

Dreamlight, de Maxfield Parrish

 


    Il est en Paradis, celui qui face à toi

    Sait jouir de tes regards, de tes jolis sourires,

    De tes propos charmeurs... Moi, quand je t'aperçois,

    Mon cœur s'affole tant que soudain je soupire


    Et ne sais plus cacher mon invincible émoi.

    Ma gorge se resserre et je ne peux rien dire,

    Je deviens comme sourde et n'entends plus ta voix ;

    L'ombre obscurcit mes yeux, à peine je respire,


    De longs frissons fiévreux me parcourent le corps,

    Je ruisselle de sueur et je grelotte encor ;

    Je tremble, je blêmis, dans une angoisse extrême,


    Je pâlis plus que l'herbe et je me sens mourir...

    Alors pour tout oser, plutôt que tant souffrir,

    Je m'effondre à tes pieds, gémissant que je t'aime.

Traduction de Martine Maillard

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Lun 20 jun 2005 3 commentaires
magnifique.. je pars à la réunion demain avec ce poème en tête et j'oublierais la tristesse de l'être humain celui qui ne rêve plus !
merci pour la poésie que vous partagez que vous communiquez.
clem.
clem. - le 01/07/2005 à 03h41

merci de me guider chère valentine, bravo, tu as fait un très beau travail !

je te souhaite un joyeux noêl, gros bisous !!!

domi - le 25/12/2010 à 10h11

C'est avec plaisir, et merci de te pencher sur ces articles qui datent du début de mon blog et faisaient partie des plus chers à mon coeur - alors qu'à l'époque j'avais peu de visites !

Valentine

Pourquoi dénigrer son oeuvre ? Ce texte est plein de sentiments, d'images, de musiques à chaque vers... Merci à toi pour le partage et à Domi de m'y avoir amené.
Bon Noël.
Phil

philco78 - le 25/12/2010 à 12h50

Merci Phil ; j'ajoute que le dernier tercet provient d'un vers de Sappho dont nous possédons l'ébauche : en effet le poème n'était pas "fini", mais comme pour toutes les oeuvres de cette grande poétesse ce que nous en possédons provient de citations d'érudits antiques, les "bien-pensants" romains ayant décidé un beau jour de "jeter au four crématoire" tous ses écrits, considérés comme "immoraux"... Nous avons ces quelques mots : "mais il faut tout oser, puisque..." et le reste demeure en suspens. Beaucoup de traducteurs ont proposé une fin à ce vers.

Valentine