L'espace d'un instant.

Note : le mot "Parthénôn" signifie en Grec "La demeure de la Jeune fille ", et c'était le Temple d'Athéna, la protectrice d'Athènes. C'est donc à elle que s'adresse ce poème "païen".


 

(Le Parthénon au soleil levant)

    O Reine de clarté qui trônes dans ton temple,

    Vers Toi, seule aujourd'hui, j'ose lever les yeux ;

    Daigne accueillir mes pas au séjour glorieux

    Que, le front ébloui, humblement je contemple.

 

    J'ai laissé à mes pieds la ville ensommeillée,

    Et voici le portail immense devant moi :

    Que ton auguste main soutienne mon émoi

    Et me guide jusqu'à ta voûte ensoleillée.

 

    L'énorme colonnade a jailli vers les nues,

    Toute sonnante encor des hymnes du passé,

    Et l'astre qui scintille entre les fûts dressés

    Illumine mon cœur jusqu'à mon âme nue...

 

    Ainsi, voici ton temple éclatant de lumière,

    Et puis, voici mon âme offerte à ta beauté !

    J'ai gravi ta colline et son éternité

    Afin de Te connaître en ta splendeur première...

 

Jeu 25 sep 2008 6 commentaires
Quelle solennité dans ces vers dont la beauté tient à un contraste étonnant
celui d'une jeune âme toute tendue vers l'altitude divine
et en même temps offerte avec humilité à cette paume d'un autre monde
qui s'apprête à la recevoir
j'imagine que les élans mystiques sont de cette nature,
fait de tension et d'inclination.
Viviane - le 26/09/2008 à 08h27
Bravo pour ce poéme antique plein de lumière
marlou - le 27/09/2008 à 04h58
Bonjour,
c'est vrai qu'un tel monument ne peut qu'évoquer que de la poésie !
Bonne journée.
Isabelle
isabelle corradini - le 27/09/2008 à 09h11
Erudition et poésie, des vers tout en émotion, un régal pour lequel on te remercie
florence - le 27/09/2008 à 16h32
Aurais-tu été, dans une autre vie, une de ces jeunes filles qui tissait le Péplos en l'honneur d'Athéna pour les Panathénées?
enriqueta - le 28/09/2008 à 16h31
C'est bien possible !
Valentine
Quel bonheur que tes poèmes écrits en grèce, tu étais fort inspiré, je me régale !
Pauley - le 02/10/2008 à 21h59