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L'Âme du poète

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"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répétaient les rives tout au long du fleuve.

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Rossignol d'Argent-Martine Maillard Le Rossignol d'Argent, paru aux éditions Saint-Germain des Prés en 1974. Exemplaires à me demander éventuellement.


Renaitre Renaître, paru aux éditions Stellamaris en 2011. Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.


Couverture IS2 Instants Secrets, paru aux éditions Stellamaris en 2012. Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 22:26

   Avec le retour des beaux jours réapparaissent les marches organisées dans les villages.

    Dimanche ce fut un délice, mais hélas je ne peux inscrire dans ce blog la fraîcheur de l'air et la douceur des rayons du soleil... (vous pouvez agrandir)

 

Marche-Conde--9mars-01.JPG

    Aucun feuillage dans les bois et pourtant nous marchions bras nus.

Marche-Conde--9mars-02.JPG

    J'ai voulu photographier une de ces zones éclaircies comme on en trouve beaucoup dans le secteur, car il s'agit de bois communaux où les habitants héritent de parcelles à exploiter pour leur chauffage.

 

Coucher-de-soleil-10mars.jpg

    Ce soir, en sortant d'une réunion, j'ai eu la surprise de voir le soleil qui se couchait écarlate dans un ciel totalement dégagé... Malheureusement, je n'avais sur moi que mon téléphone protable.

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Publié par Martine Maillard - dans Entre nous
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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 22:19

    Peu à peu, le soleil revient, et pour me changer de décor, je suis allée promener mes toutous dans l'allée de Frapesles, une des zones les plus agréables de la ville d'Issoudun, qui associe le passé campagnard aux vieilles demeures marquées par l'histoire. 

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    En voici une vue tirée du site de la ville et prise manifestement l'été, pour situer le décor : une route étroite et limitée à 30km/h, bordée de chaque côté de chemins piétonniers parsemés de bancs, eux-mêmes côtoyant de part et d'autre des ruisselets destinés à acheminer les eaux de la Théols vers les nombreux jardins potagers...

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    En voici un exemple : partout l'eau est canalisée dans la direction voulue. On imagine aisément la vie au XIXe siècle, où la proximité d'une rivière restait une exigence pour la lessive ou tout autre nettoyage. (À partir d'ici les photos sont de moi et peuvent être agrandies).

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     Mais que d'eau ! Les rivières, qui ont connu l'aridité totale certains étés, bouillonnent en emportant les vieux ponts.

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    Il est certain que l'on ne sort plus de ces propriétés par ces côtés...

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    En me retournant, un rayon de soleil me fait voir un embranchement de deux bras d'eau, tandis qu'au loin à droite on aperçoit le toit des anciennes malteries, qui firent avec les mégisseries la gloire et la richesse d'Issoudun.

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    Mais nous voici arrivés au fameux "Château de Frapesles" que j'ai déjà évoqué lors d'un précédent article concernant ce secteur d'Issoudun, demeure où Honoré de Balzac séjourna à plusieurs reprises.

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    Invité par Zulma Carraud, son admiratrice et amie, il s'y retranchait m'a-t-on dit pour fuir la rage de ses créanciers parisiens, le temps de se refaire un peu sur le plan financier... et en profita pour bien sûr camper un de ces romans dont il avait le secret, fidèle miroir de la société qu'il y côtoya : "La Rabouilleuse"...


Promenade-Frapesle-Balzac.jpg

 

    Cette photographie, empruntée au site du Lycée George Sand de La Châtre et assortie d'un commentaire de ma main ne peut être agrandie. Elle rappelle que Balzac avait sa chambre en fronton de la demeure, mais il ne s'agissait lorsqu'il y vint que d'une fenêtre, le balcon de style colonial ayant été ajouté au début du XXe siècle comme on peut s'en douter. En effet, la résidence appartient toujours aux descendants des Carraud, et son importance autorise qu'ils se la partagent en trois familles distinctes - l'une d'entre elles occupant une dépendance dans le parc avec une sortie séparée.

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   Continuant notre promenade nous arrivons tout naturellement, 500m plus loin, à la source où Balzac faisait venir son héroïne, Flore Brazier, pour pêcher l'écrevisse en rabouillant, c'est-à-dire en agitant l'eau avec un bâton pour les effrayer et les obliger à se montrer.

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    L'endroit a été récemment remis en valeur, avec la réhabilitation de tout le secteur et son aménagement pour la promenade.

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    On peut suivre la source jusqu'au milieu du champ, déjà bien éloigné de la ville mais protégé.

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    Dans l'autre sens on voit que les vieux arbres qui bordaient le ruisselet ont été arrachés et remplacés par de jeunes pousses qui feront meilleur effet d'ici quelques années. Au fond, les bois appartiennent à l'immense parc du château de Frapesles.

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    En revenant, on voit que la source de La Rabouilleuse, en passant sous la chaussée, rejoint le ruisseau qui longe le domaine de Frapesles en en défendant l'accès ainsi qu'une douve.

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   La voici qui débouche de l'autre côté.

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   Dans ce sens on retourne vers le château. Sur la droite, vous remarquez comme les arbres ont été poussés par les vent d'ouest. Vers la gauche, vous apercevez un important stade de rugby que bien sûr je n'ai pas souhaité photographier. Tout ce côté de la route a été aménagé pour parquer des voitures.

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   Mais quel bouillonnement, à la sortie du pont !

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  Mon chien Mulder m'attend gentiment dans le soleil.

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   Mais quand nous retournons vers notre point de départ, Scully comme à son habitude tire de toutes ses forces. C'est ainsi que vous voyez comme je jongle, avec mon téléphone portable d'une main pour tenter de prendre des photos, et deux chiens en laisse de l'autre qui tirent chacun dans un sens différent !! Parfois donc, je les attache à un arbre, ce qu'ils n'apprécient pas toujours.

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   Revoici la maisonnette photographiée au début, inondée de soleil cette fois, surtout qu'à mon retour il est mieux orienté. Vous apercevez sur la droite une superbe grille bien fatiguée. Il faut dire qu'à Issoudun la richesse appartient au passé, et qu'à ce jour peu de gens peuvent vraiment entretenir le patrimoine qui leur revient - surtout s'ils n'en voient plus l'utilité.

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  La lumière rend toute chose plus belle et plus expressive.

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    Encore une demeure pleine de charme qui paraît abandonnée. Cependant l'accès en est encore solide.

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   En revenant à l'origine de l'allée, on trouve encore ces bras d'eau qui se rejoignent, ou qui s'éloignent peut-être... 

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   Celui-là s'en va vers les zones plus urbanisées. Mais ce que je photographie est privé, on n'y pénètre pas.

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    Un dernier coup d'oeil sur l'entrée de la maison qui se trouve là, à l'angle de la dernière rue... un lieu de rêve !

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Publié par Martine Maillard - dans Issoudun et sa région
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 15:17

    J'aimerais savoir ce que vous pensez de ce poème, qui fait partie de ma ligne "mystique" - poèmes que je pense publier prochainement sous l'intitulé général "Regards", car il y en aura de différentes sources d'inspiration. Est-il trop long ? Trop bavard ? Amphigourique ? C'est ce que je redoute parfois... De toutes façons il sera sans nul doute le plus long texte du recueil, et serait placé au centre, ce qui n'est pas anodin.

 Orphee-jouant-devant-les-Thraces.jpgOrphée jouant devant les Thraces
(Reproduction d'un vase ancien) 

 

 

Il marchait depuis longtemps.

Le vieillard lui avait indiqué chaque embûche,

Chaque passage de sa route :

Sur une pierre il avait laissé son manteau,

Sur une autre il avait laissé son chapeau

Et, voyageur infatigable,

Là où tout autre eût été harassé,

Il marchait dans ses sandales de cuir souple,

Un linge simplement enroulé sur le corps,

Au long d’une immense plaine empierrée

Dont la poussière chaude volait jusqu’à son visage

Au souffle des brises tournoyantes.

 

Enfin il aperçut le bois sacré.

Alors il s’agenouilla, rejeta ses mains en arrière,

Et le visage levé, s’écria :

« O Saint des Saints, je te prie !

Ne m’interdis pas ici l’entrée de ta demeure ! »

Ce disant il avait relevé ses deux mains

Jusque devant son visage

Et il priait avec ferveur.

 

La brise chanta sur les feuillages

Et il vit bruire les cimes des arbres

Dont les branches doucement ployèrent,

Danseuses à son regard ravi.

Alors il baissa le front jusqu’à terre,

Se releva

Et entra.

 

Comme une cathédrale

Vibrait le bois autour de lui,

Resplendissant de lumière émeraude.

Les rais de soleil frappaient les troncs et le sentier,

Alternant avec les taches sombres des feuillages.

Quelle fraîcheur !

Quelle extase !

 

Il avait fermé les yeux pour mieux humer l’odeur des mousses,

Pour mieux sentir à ses joues leur haleine…

Il s’immobilisa, recueilli dans l’écoute :

Une musique divine lui semblait emplir l’air,

Émanée du cœur du bois.

 

Les yeux clos il marcha

Comme un aveugle,

Guidé par le chant seul qui s’épanchait.

Son cœur se serrait d’une émotion poignante.

Quand elle lui devint intolérable

Il eut peur et ouvrit les yeux.

 

Devant lui se dessinait une petite grotte

Coiffée d’un rocher gris,

Tout enfouie sous la verdure

Des pins, des bouleaux et des hêtres.

 

Sur un autel de grès

Était posée la Lyre,

Flamboyante d’or et de pierreries,

Aux sept cordes d’arc-en-ciel.

 

Il tomba à genoux et pleura.

 

Longtemps après, il releva la tête.

« O Lyre divine,

Murmura-t-il enfin,

Tu es belle comme le monde !

Belle comme un animal,

Avec ton dos d’écailles

Et tes cornes puissantes ;

Belle comme cette forêt,

Avec tes émeraudes et tes ors lumineux ;

Belle comme la terre,

Avec tes rubis et tes pierreries…

Mais surtout, tu es belle comme l’espace,

Belle comme l’univers,

À cause de tes sept cordes

Qui sont la résonance du Tout,

La résonance même de l’Immensité !

O Lyre parfaite,

Saurai-je te comprendre assez ?

Et connaîtrai-je la clef de chacune de tes notes,

De chacune de tes puissances suprêmes ?

Car tu es plus grande que moi-même,

Tu contiens chaque vibration de mon être,

Alors que moi, aveugle petit mortel sans racine,

Je ne connais encore que la corde intermédiaire,

Faible conscience uniforme : le mi…

Je n’ose approcher de ta splendeur,

Tant mon cœur est faible et petit ! »

 

À son oreille, le mi vibra ;

Au même instant il sentit en sa poitrine

Une vibration semblable en écho.

 

Alors il s’avança, pénétra sous la voûte,

S’inclina devant l’autel,

Et il prit l’instrument dans ses bras,

Doucement,

Comme on prend un enfant

Très fragile.

 

Oh ! Comme elle était lourde !

Et pourtant si délicate,

Si exactement adaptée à ses membres…

 

« O Lyre divine,

Promit-il ;

Je te ferai chanter ! »

 

Or, cependant qu’il prononçait ces mots

En serrant les paupières sur son désir parfait,

Une seconde corde résonna à son tour :

À la quinte supérieure, le si.

 

Il s’assit sur une pierre

En laissant reposer le royal instrument

Sur ses genoux et son épaule.

Comme elle était légère !

Remarqua-t-il alors.

 

D’une main négligente

Il effleura les cordes.

Aussitôt tout son corps tressaillit,

Comme parcouru d’un fluide brûlant

Qui s’échappa vers les hauteurs ;

Et la terre frémit,

Grondant en ses abysses

Jusqu’au-dessus des cimes.

Une lumière émana en halo de l’instrument,

Et il vit que sa main était d’or,

Aussi lumineuse que la Lyre.

Émerveillé, il la crut voir se fondre en un air impalpable…

 

« Faut-il vraiment jouer ?

Pensa-t-il un instant ;

Faut-il frapper ces cordes brillant comme des étoiles ? »

 

Cependant sa main de lumière

N’était déjà plus qu’espace et que vent,

Du même vent léger qui traversait la Lyre

Et la faisait frémir comme la Vie.

Oh ! Quelle respiration intense le pénétrait !

Oh ! Comme il sentait le Souffle l’inonder

Du profond jusqu’au faîte de sa pensée !

 

Il serrait l’instrument contre sa poitrine

Et celui-ci s’adaptait comme un vêtement à son corps :

La coque d’écailles à son abdomen,

Les cornes en réceptacle à son thorax,

La Lyre le contenait tout entier

Et ses membres l’enserraient amoureusement.

 

« Oh ! pria-t-il en extase ;

Sois musique pour moi ! ... »

 

Et il joua.

 

Perçut-il chaque son ?

En était-il capable ?

Toucha-t-il seulement les cordes ?

Fut-ce sa volonté qui en décida, ou ses doigts,

Ou quelque autre puissance ?

Quoi qu’il en soit, il se sentit périr

De pur délice…

 

 

Car ce n’était plus la Lyre

Mais son corps qui jouait.

Et ne percevant plus rien de lui-même,

Il sut seulement qu’il était devenu

Pure musique,

Jouée par le Vent et la Lumière.

 

Plus parole alors :

Seule

La Clarté… !

 

 

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Poésie Éternelle

De l'eau pour la vie

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Mes recueils récents

Editions Stellamaris

  Aux éditions Stellamaris viennent de paraître

Regards

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Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

et

Aimer à l'Infini

Couverture Aimer
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