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L'Âme du poète

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"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répétaient les rives tout au long du fleuve.

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bonial – alerte promos pour moins de déchêts

  Pour compenser l'énergie consommée par mon blog, un arbre a été planté.

Mes anciens recueils

Rossignol d'Argent-Martine Maillard Le Rossignol d'Argent, paru aux éditions Saint-Germain des Prés en 1974. Exemplaires à me demander éventuellement.


Renaitre Renaître, paru aux éditions Stellamaris en 2011. Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.


Couverture IS2 Instants Secrets, paru aux éditions Stellamaris en 2012. Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 18:24

   Arrivée à pied depuis la Croix de Toulouse, sans emprunter l'ancienne route goudronnée qui serpente dans le massif mais en grimpant par les chemins forestiers, je découvre la Tour entièrement dégagée de toute végétation. Vous trouverez ici une photographie détaillée de la plaque apposée sur sa façade.

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     Je vous rappelle que je n'avais sur moi que mon téléphone portable et cette photo est un peu "bougée" : le temps très sombre n'arrangeait pas les choses...

  Sur le côté droit de l'esplanade se dresse une table explicative posée à l'intention du promeneur. 

     (Vous pouvez agrandir cette photographie, comme la plupart des suivantes.)

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    La boussole imprimée sur ce schéma correspond à la position du lecteur et non à l'orientation réelle de la Tour. En effet, si l'on en croit les tables d'orientation situées au sommet, l'escalier s'ouvre vers l'ouest.

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    Petit topo concernant l'histoire de la Tour, dans la partie droite de l'image.

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     Détails sur le Sylvain Denecourt et son successeur Colinet ("Sylvain" étant le terme choisi poétiquement par Théophile Gautier pour désigner Denecourt) dans la partie gauche.

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       En m'approchant de l'escalier, j'entreprends son ascension.

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   Me voici au premier étage, où nous avions installé notre table et nos chaises. Sur la gauche une ouverture dans le mur aujourd'hui condamnée communiquait avec une petite pièce centrale.

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   Vue à l'opposé, vers l'escalier descendant : on voit mieux qu'une porte a été murée. Un tel abri ne pouvait recueillir que saletés et immondices...

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    Enfin, vue vers le parapet duquel Jacques a failli basculer. Mais continuons de monter...

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    L'escalier débouche entre ces piliers, qui regardent au Nord.

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    ... Et enfin je dépose la jolie canne en pin que je me suis dénichée en partant. Quand j'en aurai ôté tous les départs de branches elle sera absolument parfaite. Et pour l'usage que j'en fais, elle est irréprochable.

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    Commençons donc complètement à gauche, par le flanc où arrive l'escalier : c'est bien le Nord, ou plutôt "nord, nord-est". Les indications ne me semblent pas bien précises ; mais je comprends mieux pourquoi on a supprimé toute la végétation alentour : c'est pour permettre ce point de vue panoramique absolument exceptionnel sur toute la forêt.

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     Le temps n'est pas souriant et la définition de l'appareil laisse à désirer ; mais l'impression est juste : de toutes façons on ne distingue pas grand-chose avec certitude, sinon la forêt à perte de vue.

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    Passons au côté Est (ou "est, sud-est"), celui qui tourne le dos à l'esplanade et regarde vers la terrasse du premier. Les indications semblent plus précises.

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     En effet, de ce côté la forêt est arrêtée par la Seine, le long de laquelle sont construits des villages (Samoreau, Champagne...).

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    Comme tout fleuve, la Seine se creuse et dessine des coteaux. En bas à gauche de l'image, on aperçoit la route goudronnée qui monte depuis la Croix de Toulouse.

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   Mais si nous nous tournons à droite, vers le Sud, plus de table d'orientation.

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    Et pourtant, il y a des choses à voir ! Fontainebleau, bien sûr, enclavée entre les massifs de Franchard et des Rochers du Mont Ussy.

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        Encore un quart de tour et nous faisons face à l'Ouest et à l'escalier d'honneur. Deux cyclistes arrivent de la route goudronnée, à droite. Légèrement à gauche s'élève le pupitre portant les explications que j'ai photographiées au début de cet article.

     En face de nous se dresse le chaos du Rocher Cassepot, à son extrémité Est, et c’est vers ses merveilles que je vous entraînerai demain.

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Publié par Martine Maillard - dans Balades à Fontainebleau
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 22:18

    Comme le poète romantique allemand, j'ai ma forêt natale à laquelle je suis viscéralement attachée et qui m'a bercée, nourrie, au point que mes racines y sont ancrées à jamais.

   Il semble que certains lieux soient plus porteurs de vibrations que d'autres, et je tiens pour certain que Fontainebleau fait partie de ces massifs à fort potentiel vibratoire - prenant à témoin le fait qu'elle a aussi bercé l'enfance de Mère, la compagne d'Aurobindo.

   Cependant je reconnais aujourd'hui que ma forêt n'a pas l'exclusivité des bienfaits pour l'âme, car il m'apparaît de plus en plus avéré que la force vient des arbres et de leur terre, et que toute grande forêt - de préférence rocheuse et en terrain accidenté, de préférence ancienne également - est le témoin de la puissance spirituelle qu'ont su exploiter les druides, autrefois et encore aujourd'hui.

   On dit qu'il existe à Fontainebleau des sectes sataniques... Laissons les fous à leur folie. Mais il est vrai que dans la Tour Denecourt (voir aussi ici pour sa position dans la forêt) que j'ai revue samedi dernier et vais vous montrer maintenant, nous avons dans les années 70 fait tourner un guéridon pour évoquer les âmes des atlantes. Je lui ai déjà consacré un article en 2006 ici, et je vous conseille de vous y reporter car la photo que j'y ai insérée (qui n'est pas de moi malheureusement) la montre telle que j'ai pu la connaître dans ma jeunesse, entourée d'arbres et trônant en pleine forêt ; alors que maintenant, pour une raison que j'ignore et comme vous le verrez sur les photos qui vont suivre, toute végétation a été rasée autour d'elle ! C'est sinistre... J'imagine qu'il y a à cela une bonne raison : sans doute celle de ne pas attaquer les fondations de l'édifice avec les racines de plus en plus importantes des arbres.

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Photo prise par moi en novembre 2006 : on avait déjà beaucoup déboisé.

    Revenons à mon aventure des années 70. Un jeune un peu "fou" de surnaturel avait convoqué tous les copains susceptibles de posséder du fluide (car lui n'en avait pas) pour aller interroger un guéridon à minuit et par pleine lune sur la Tour Denecourt, au point culminant de la forêt, car selon lui des âmes d'anciens atlantes s'y trouvaient et seraient disposées à nous enseigner toutes sortes de choses. Notons qu'à cette époque les voitures montaient encore sur l'esplanade, alors que de nos jours la route est barrée et réservée aux piétons et cyclistes. Nous apportâmes donc notre matériel, notre table et nos chaises que nous grimpâmes à l'étage intermédiaire, arrondi, de l'édifice.

        Fort du magnétisme apporté par mon frère et par mon mari, plus de celui d'un autre ami de mon frère (en ce qui me concerne je me savais très peu influente), il obtint un contact avec un individu au nom fort compliqué (j'ai oublié !) qui lui affirma que les atlantes allaient réapparaître sur la terre en 1980.  Nous tremblions d'effroi. Mais c'est alors qu'il eut l'idée saugrenue de demander à ce personnage de se matérialiser sous nos yeux... Un temps de silence, d'hésitation, suivit. Puis nous vîmes le jeune ami de mon frère se mettre à trembler, se lever, et courir vers le parapet de la terrasse en criant : "Non ! Non ! ne me touchez pas !"  Nous nous précipitâmes pour l'empêcher de passer par-dessus bord, tandis qu'il se débattait, persuadé que nous étions des spectres décidés à le dévorer. Nous tentâmes de le calmer et nous empressâmes de le traîner au bas de la Tour et de remballer notre matériel, en fulminant contre celui qui était à l'origine de ce drame et s'insurgeait froidement : "Mais laissez faire ! Pourquoi voulez-vous arrêter le processus ?" allant jusqu'à prétendre que le malheureux "jouait la comédie"... Nous lui criâmes que c'était dangereux, qu'on ne jouait pas avec ces choses-là, et entraînâmes le pauvre Jacques qui tremblait toujours en disant qu'il avait vu des hommes vêtus de capes noires s'approcher de lui pour le saisir. Pour leur échapper, il se serait jeté du haut de la Tour ! Nous étions révoltés.

 

   En effet, il est évident que ce garçon était le plus malléable du groupe en même temps que le plus sensitif, et que pour se "matérialiser" le personnage évoqué (dont on ne savait absolument pas qui il était en réalité !) souhaitait lui emprunter son corps. Sous les sarcasmes de notre diabolique organisateur, le jeune homme trembla encore longtemps. Mais le plus triste, le plus effrayant c'est que quelques mois plus tard, lui qui était musicien et souhaitait devenir ébéniste, s'est pris la main dans une machine et y a perdu deux doigts... si bien qu'il ne put plus jamais, ni pratiquer son instrument, ni exercer le métier de ses rêves. Vengeance de l’esprit contrarié ? C’est ce que j’ai cru.

   Quant aux atlantes, je décidai pour ma part de considérer que les enfants nés en 1980 seraient des réincarnations d'anciens atlantes. J'eus une fille cette année-là ! Cela lui conviendrait assez bien...

Demain, je démarre mon reportage photos. 
Partie impromptu, je n'avais ni canne ni appareil photographique ;
comme vous le verrez je m'en fabriquai une (pas de marche sans bâton !)
et utilisai mon téléphone de façon intensive
d'où une qualité médiocre car il faisait sombre. 

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Publié par Martine Maillard - dans Balades à Fontainebleau
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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 21:29

  Ce poème a été composé et déjà publié sur ce blog le 17 novembre 2010, au moment où ont été prises ces photos ; chaque année les grues passent sur Issoudun vers midi à la mi-novembre en allant vers le sud et à la mi-février en allant vers le nord... Elles sont passées aujourd'hui vers 12h30. Il faisait gris, mais un peu moins que ci-dessous.

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  Le ciel est gonflé de nuages
Dans l'air chargé d'humidité
Retentissent des cris sauvages
Jaillissant de l'obscurité

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D'étranges formes apparaissent
Dessinant flèches ou museaux
En rangs serrés elles se pressent
Flottant comme des serpents d'eau

 

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Mais oui ces cris ce sont les grues
Fuyant l'hiver et ses excès
Filant en escadrilles drues
Dans la bruine et le vent glacé

 

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Devant les meneuses s'activent
Exhortant de leurs cris puissants
Toute la chaîne des passives
À
 poursuivre un effort constant

 

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  Ce sont des colliers des guirlandes
Qui apparaissent à nos yeux
Train après train elles s'étendent
Et s'évanouissent dans les cieux

 

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  C'est tout un peuple qui traverse
Groupe après groupe il en revient
L'espace immense les disperse
Mais leur cap ferme se maintient

 

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 C'est le courage et c'est la vie
Comme de bons petits soldats
Aucune d'elles ne dévie
Même si la fatigue est là

 

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Leurs cris perçants sont des trompettes
Elles chantent pour s'entraîner
À
 chaque escadron se répète
Leur concert sans jamais freiner

 

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  On croirait voir passer l'armée
Dans un défilé triomphal
Irréprochablement formée
Sous les ordres d'un général

 

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  Où vont-elles si résolues
Rien ne permet de s'orienter
Elles voient par-delà les nues
Et volent droit sans hésiter

 

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  Encore une immense volière
Qui s'allonge au-dessus des toits
Aussi belle que la première
Elle fait entendre sa voix

 

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  Sous le ciel sombre et la grisaille
Étrange oiseau déliquescent
Elles s'éloignent sans bataille
Vers l'horizon luminescent

 

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  Adieu demoiselles ailées
Nous vous saluons de la main
Gagnez vite d'autres contrées
Vous nous reviendrez l'an prochain

 

 

Publié dans "Instants Secrets", éditions Stellamaris, 2012.

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Publié par Martine Maillard - dans Instants Secrets
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De l'eau pour la vie

Par  ce badge, je signe ma participation à une grande action menée au Cambodge et dans d'autres pays du Tiers Monde, afin de fournir une eau pure aux enfants qui y vivent.

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En effet l'eau habituellement consommée dans ces régions est stagnante et propage de graves maladies ; l'association 1001 Fontaines pour demain travaille à un vaste projet d'assainissement et de construction de puits susceptibles de fournir une eau saine et potable.

Mes recueils récents

Editions Stellamaris

  Aux éditions Stellamaris viennent de paraître

Regards

Couverture-Regards.jpg 
Vous pouvez le feuilleter et vous le procurer à cette page.

et

Aimer à l'Infini

Couverture Aimer
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