Image Hosted by ImageShack.us
 
Site optimisé pour 1024x768px
 

L'âme du poète



"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

Descriptif

  • : L'espace d'un instant.
  • valentina
  • : Poésie musique évasion beauté rêve poesie
  • : Ce site est destiné à partager avec vous des moments de poésie, de musique et d'art en général. A travers des images de nature, de voyages, des moments de contemplation, qu'ils soient dûs à ma propre inspiration ou à celle d'autres artistes, je vous propose quelques instants d'échange et de ressourcement.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 

  
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.

Jean  III, 8    

 

   


(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet)        

 

 

Poésie éternelle


La Poésie, comme toutes les formes d'Art, dépasse les siècles.

Elle traverse le temps comme les battements du coeur humain.
Et si dans ce blog je m'écarte parfois du texte poétique pour évoquer musiques, lectures ou voyages, c'est que toutes ces actions sont encore pour moi de la poésie : une invitation au rêve.

Mon plus grand maître en poésie, ce fut Sappho : cette poétesse grecque du VIIe siècle avant notre ère, qui fut si célèbre de son vivant (elle aurait composé neuf livres de poésie lyrique, et a créé une métrique qui lui est propre) mais dont presque toutes les oeuvres furent perdues à cause de la rage destructrice de moines fanatiques qui refusèrent de laisser au monde des textes dans lesquels s'expriment des sentiments homosexuels.

J'ai tenté d'en adapter certains en vers français. Celui que je vous livre ici est mon préféré.


undefined
Ode à celle qui est partie

 __________________


De Sardes jusqu'ici,

Souvent dans ses pensées elle revient vers nous ;
Elle revoit alors notre vie d'autrefois, celle qui est partie,
La chère Anactoria qui te faisait déesse
Et aimait tant tes chants !

Désormais elle brille entre les Lydiennes,
Comme l'on voit parfois dès le soleil couché
Briller la lune aux doigts de rose,
Baignant de sa clarté les astres alentour
Et versant sa lumière sur les vagues marines
  Ou sur les prés fleuris,
Quand les gouttes s'épanchent, quand les roses s'éveillent
Et le frêle cerfeuil, le mélilot en fleurs...

Mais elle va et vient en se ressouvenant
De la douceur d'Atthis ; et son âme éperdue
S'alourdit de désir, son cœur est accablé.
Alors elle nous crie de venir jusqu'à elle !
Et sa voix trop connue, la nuit nous la transmet,
Avec ses mille oreilles elle la répercute
Aux échos de la mer...


d'après Sappho,
© Martine Maillard

(Poème déjà publié avec d'autres dans la section "Poèmes antiques traduits ou adaptés" : voir ici).

 

Publicité

Edition


Retrouvez mes textes sur
In Libro Veritas

NB : Vous pouvez consulter les archives de ce blog, créé en mai 2005, en cliquant en haut à gauche de cette page sur "Poésie éternelle".

Recherche

Images

 
 
Blog : Religions sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus