L'Âme du Poète

"Eurydicen !" toto referebant flumine ripae.

"Eurydice !" répercutaient les rives à travers tout le fleuve.

VIRGILE, Géorgiques

(Mort d'Orphée)

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Inspiration

  
L'Esprit souffle où Il veut ; et tu entends sa voix, 

Mais tu ne sais d'où Il vient, ni où Il va.

Saint-Jean  III, 8    

 

   

(Iegor Reznikoff à l'abbaye du Thoronet) 

        

 

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Dimanche 8 novembre 2009



Le nuage approche
Tel un char puissant armé de tentacules
Un énorme animal aux pattes de brouillard

Son oeil unique flambe ainsi qu'un beau visage
Aux cheveux hérissés et aux bras écartés
Dans un cheminement fatal inéluctable

C'est un vaisseau splendide à la proue relevée
Qui progresse sans bruit imperturbablement
Sans voir dessous la terre écrasée par la nuit

Il approche et entraîne
Ses pans de pluies épars
Glorieux et hagard

Fasciné
Fascinant
Montagne de tourmentes
Astre fixant devant
Ange au regard de vent


Publié dans : Poèmes actuels - Communauté : Terre de lumiére - Par Martine Maillard
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Jeudi 5 novembre 2009


Le soleil éclabousse le jardin
D'une lumière d'or ;
C'est trop d'été, soudain,
Pour cette terre qui s'endort,
Harassée de chaleur,
  Pourtant si pieusement nourrie
Par des mains travailleuses...

Le ruisselet semble tari,
Mais auprès des citernes bleues
Des fleurs jaillissent en bouquets,
Couleur de rouille et d'incarnat,
Plaisir et réconfort des yeux.



Aux arbres dégarnis
Il reste quelques pommes,
Mais parmi la verdure,
De gros pavés oranges çà et là jonchent le sol,
Sous les yeux ébahis des tomates blafardes...



Des citrouilles s'étalent,
Courges, ou potimarrons,
Et se tordent au sol en des formes étranges...
Cette fourche, là-bas, n'est-ce pas un balai ?
Ce chapeau rapiécé, ce menton en galoche...
Fuyons !!! Car je crois bien que la sorcière approche,
Une verrue au nez, du fond du potager... !



(1ère publication : 9 octobre 2005)
Publié dans : Poèmes-délires - Communauté : Partage - Par Martine Maillard
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Mardi 3 novembre 2009


Petites feuilles qui brillent
Comme des coquillages
Sur la plage




Grandes feuilles aux longues tiges
Palmes ouvertes
Comme des livres



Publié dans : Haïkus - Communauté : Terre de lumiére - Par Martine Maillard
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Lundi 2 novembre 2009

 


Toute la nuit elles sont tombées

Avec la pluie avec le vent

Tout la nuit sous les rafales

Elles ont volé dans les nuées


 

C'est le grand bal des feuilles mortes

Sous le soleil illuminées

Arrachées violemment aux branches

Elles jonchent le sol détrempé


 

Adieu, vert manteau d'Arlequin

Toi qui riais aux jours d'été

L'arbre se dévêt c'est la fin

Et je te ramasse à brassées


 

Halloween est passé par là

Le poirier et le cerisier

Ne sont plus que de noirs squelettes

Aux ramures presque désertes

 

 

Publié dans : Poèmes actuels - Communauté : L'âme du poète - Par Martine Maillard
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Vendredi 30 octobre 2009
      Comme promis, je me suis rendue en d'autres points de la ville où figuraient des décorations particulières.
     Voici d'abord une image de "tir à l'arc", qui se justifie par la proximité du beffroi évoquant le 15e siècle et par la nécessité de couper le parterre en deux à cause d'un passage piéton (vous apercevez quelques marches).
      Les images peuvent être agrandies.

     Le mur de gauche appartient au Beffroi, le bâtiment derrière la cible est la poste. Nous sommes en plein Centre Ville.

     Voici maintenant un aperçu de la fête foraine qui bat son plein devant la Basilique. (On aperçoit juste quelques corbeilles qui volent au-dessus des arbres, sinon seul le son nous aurait alertés : hurlements de joie, musique ! A droite, une échoppe de guimauve et diverses sucreries).

      Dans la cour de l'ancien Hôtel  de Ville, qui était un bâtiment XVIIe construit sur les remparts sur le site de l'ancien château, au pied de la Tour Blanche, un bel échiquier évoquant l'époque de Blanche de Castille, qui donna son nom à la  Tour. (L'Hôtel de Ville occupe toujours cette place, mais il s'est considérablement agrandi et s'ouvre maintenant de l'autre côté, avec une façade toute moderne).

      J'ai tenté une vue à contre-jour, qui semblait donner du relief aux pièces et qui montre le mur de l'ancien rempart de la citadelle médiévale sur laquelle nous nous trouvons. Les arbres que l'on voit sont de hauts platanes plantés en contrebas, la dénivellation fait une hauteur d'environ trois étages.

 

     Et maintenant, deux vues du Rond-Point situé au nord de la ville, en direction des vignobles de Reuilly et de Quincy : la décoration est centrée sur le vin.


     Oui, les bouleaux ont encore des feuilles vertes, mais pas les érables de la Place du sacré-Coeur : comme je le disais en commentaire à Marlou, cela dépend des essences d'arbres !

     Toutes ces photos, vous pouvez les revoir tranquillement et sous forme de diaporama avec d'autres de la ville dans mon nouvel album photos intitulé "Issoudun".

 

Publié dans : Issoudun - Communauté : images du monde - Par Martine Maillard
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